mercredi 18 novembre 2009

mesdames et messieurs les garants de la souveraineté et de l'Indépence

La Tunisie et les Tunisiens sont souverains et indépendants.
Article premier de la constitution : « La Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain »

Le peuple n’est inféodé à personne
Article 3 de la constitution : « La souveraineté appartient au peuple tunisien »

Le peuple ne se plie qu’à la justice
Article 4 de la constitution : « La devise de la République est : Liberté, Ordre, Justice. »
L’article 4 de la constitution ajoute : « La République Tunisienne a pour fondements les principes de l'Etat de droit. »

La république garantie le même droit pour tous
Article 6 de la constitution : « Tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi

Vous avez actuellement deux affaires, pour lesquelles la Tunisie fait valoir la souveraineté de son peuple.

D’un coté Ben Brick : accusé d’avoir agressé une dame dont on ignore tous, incarcéré alors que malade, non dangereux pour la société et presque jugé et qui risque quelques années de prisons.

De l’autre coté, vous avez Imed Trabelsi : accusé d’avoir volé un bateau à un cadre étranger, confondu par un expert en assurance, a discrédité une partie du monde des affaires en Tunisie, non incarcéré, non jugé et qui ne devrait pas risquer grand-chose.

Conclusion :
- Article 6 violé
- Article 4 violé
- Arcticle 3 violé par conséquence,
- Article 1 remis en cause .

Autres articles violés :
- Article 2 violé car il dit « La République tunisienne garantit les libertés fondamentales et les droits »
- Article 7 violé : « Les citoyens exercent la plénitude de leurs droits »
- Article 8 violé : « Les libertés d'opinion, d'expression, de presse, de publication, de réunion et d'association sont garanties »
- Article 12 violé : Il est interdit de soumettre quiconque à une garde à vue ou à une détention arbitraires ".

Je voudrais donc que l’on me dise de quelle souveraineté parle-t-on ? Peut-être que celle des souverains sur leurs sujets ?

Et de quelle indépendance parle-t-on ? De celle qui fait que tous les citoyens ne rêvent que de partir ou de celle qui fait que tous les citoyens ne rêvent que d’avoir une deuxième nationalité pour couvrir leurs droits ?

vendredi 6 novembre 2009

Bonjour messieurs et mesdames de la police politique,




Je viens de lire sur internet, peut-être encore une salle histoire inventée par l’ennemi colonialiste, que vous avez entre vos mains la belle fatma Arabicca, brune et la trentaine.

Faites attention a elle et surtout, surtout ne lui gâchez pas son beau et joli sourire, tellement de jeunes sont déprimés, tellement de jeunes n’en plus le sourire que gâcher celui de celles qui, malgré tous l’on encore.

Ça serait une atteinte à la préservation du patrimoine national, le sourire symbole du pays et pourtant de plus en plus menacé d’extinction par la désertification de l’idéal républicain.
Je n’ai pas eu le plaisir de lire son blog, car sans doute fermé.

J’ai cru comprendre aussi que vous recherchiez d’autres blogeurs et bloggeuses. Si c’est pour constituer un nouveau forum de dialogue avec la jeunesse ce n’est pas comme cela qu’il faut s’y prendre car vous leur faite peur.

Et s’il y a un combat plus important que le combat contre l’intégrisme, c’est celui contre la peur.
Messieurs et mesdames les policiers politiques, sachez que je viens en Tunisie presque tous les mois et que mon identité est facile à trouver. On pourra avec plaisir prendre le temps de discuter autour d’un café sur toutes formes de questions politiques et sur l’avenir de la jeunesse le dialogue, ou n’importe quel autre sujet de votre choix.

Sachez aussi, que je suis totalement solidaire avec certains bloggeurs chez qui j’aime me rendre pour les lire et faire quelques commentaires.

Plus particulièrement le blog de Z, avec qui je suis solidaire à 100% sur tous ce qu’il peut dessiner ou écrire.

Messieurs et mesdames de la police politique sachez aussi qu’en luttant contre le terrorisme et l’intégrisme vous aurez de nombreux soutiens dans le monde, y compris le mien, mais qu’en touchant à vos enfants épris de libertés vous ne trouverez que de l’opposition dans le monde, à commencer par la mienne.

Personne ne m’oblige à rien, pourtant une passion m’anime jusqu’à consacrer la majorité de ma force à faire émerger l’avenir de cette jeunesse, je n’accepterais pas que des intérêts partisans viennent gâcher cet avenir.

mercredi 28 octobre 2009

Un geste de travers,

Il y a des gestes qui prennent un sens très lourd et leur impact peut être destructeur, malgré leur forme anodine.

Je suis rentré en Tunisie hier et en passant le contrôle de police, il fallait passer ses bagages au scanners, comme d’habitude et pas de problèmes jusqu’à là.

Je passe et j’attends mon collègue derrière moi.

Et là j’assiste à une scène de spectacle catastrophique, indigne, bête, stupide et catastrophique, apocalyptique, requérante, dégoutante, nauséabonde, bref révoltante…

Un veux couple de canadien, qui viennent du canada pour venir visiter ce petit pays au bout du monde. Un vieux couple très agréable, très propre sur eux et apparemment curieux et sympathiques, se font ouvrir une valise.

Un jeune et grand douanier, sans le sourire, sans demander quoi que ce soit, ouvre la valise rapidement, soulève les objets de l’intimité des petits vieux les uns après les autres.

Là on se demande ce qu’il a vu au scanner, ça a l’air important, on se demande si c’est pas un sac blanc louche, ou je ne sais quoi…

Et lorsqu’il a sorti un livre, mes bras en sont tombés, je ne suis pas un sensible des genoux, mais là c’était tellement dingue que « ça c’est vraiment nul » sortaient de ma bouche de plus en plus fort, au fur et mesure que je devinais ce qu’il cherchait.

Il lit le titre 4 ou 5 secondes, les 4 ou 5 secondes que la honte, j’avais honte pour l’accueil que l’on a fait à ces gens que l’on fait autant d’effort pour faire venir.

Là le petit vieux sort de son silence et avec un rire aussi dégouté que je l’étais lui dit, ce n’est pas un livre politique c’est un livre sur l’histoire de (je ne sais plus quoi).

Un moment de honte, que je voulais partager avec vous.

La propagande fait de vraies victimes chez les jeunes en Tunisie, jusqu’à présent je n’ai rencontré que des jeunes conscients, qui se justifiaient par mais on n’a pas le choix (comme si c’était normal de ne pas avoir le choix), là c’est la première fois que je vois un jeune participer à la honte nationale.

Messieurs les lobbys du tourisme, la recherche du livre de la régente de Carthage est plus importante pour la police que le taux d’occupation de vos hôtels où que le chiffre d’affaire de vos boutiques.

mercredi 15 juillet 2009

Voila maintenant 3 ans et demi que je suis revenu au bled.



Voila maintenant 3 ans et demi que je suis revenu au bled.


Je ne peux que remercier ceux qui m’ont permis de renouer avec un enthousiasme que j’ai déjà perdu une fois. Globalement j’ai pris mon pied dans ce début d’aventure.


Seulement voilà, je viens de me rendre compte qu’après 3 ans et demi ce qui me fait tenir ici n’est plus lié à ceux qui m’ont permis de revenir.


Après de nombreuses aventures, j’ai fait le constat qu’une grande partie de la jeunesse « diplômées » n’est pas mûre pour désirer le même rêve que le mien.


C’est une forme de constat d’échec que je fais alors que tous est au mieux en ce qui concerne mes propres objectifs personnels. C’est lorsque tous va bien qu’il faut savoir changer de cap et non lorsque la tempête fait rage.


Le constat le plus significatif est que l’instabilité des jeunes est incompatible avec toute construction à long terme, à ça s’ajoute une spécificité tunisienne qui est le bluff qui a eux deux rendent non viable toute forme de projet.


Aujourd’hui, je constate donc que je n’arriverais pas à créer une structure de grande taille et partant de la base. Et même si j’y arrivais elle ne me survivrait pas. Je me limiterais donc aux entreprises de petites tailles.


D’où l’idée qui me trotte dans la tête depuis un mois, qui est plus globale. Cette méthode permettrait à des micros projets d’exister indépendamment de l’ensemble et en lien avec l’économie locale pour partie.


Des projets plus petits, avec un panel plus restreint de partenaires, c’est sans doute moins ambitieux pour la Tunisie, mais sans doute plus réaliste.

lundi 6 avril 2009

Un mot pour Bourguiba


Un mot pour la mémoire,

A la mémoire de ceux qui ont consacré leur vie à un idéal.

A la mémoire de Habib Bourguiba et Mokhtar Laâtiri, deux hommes à qui on doit beaucoup.

j'aurais été très heureux de pouvoir leur apprendre que notre petite entreprise se porte bien et que l’on a aujourd’hui la certitude de passer la crise sans dégâts.

Bonne et heureuse journée à tous.

samedi 17 janvier 2009

'Tunis Telecom city'

Voila un projet qui me semble plus en adéquation, avec que l’on pourrait appeler un projet de développement.

Je ne connais pas les contours du projet en dehors de : «une université internationale de communication, une Bourse internationale de communication, un groupement pour le développement des technologies, une zone de libre-échange destinée aux affaires, un pôle technologique dans les domaines du multimédia et du développement de contenu», pour 4 milliards de dollars et sans délais fantaisistes...

Ça me semble réaliste et je crois aussi positif en raison du nombre de personnes disponibles dans ce secteur pour alimenter le marché.

la seule chose qui est encore floue c'est qu'elle est l'objectif de l'investisseur? à approfondir...

La seule chose que le peux en dire est que j’espère que l’on prendra le temps pour permettre la réussite sur la durée de l’implantation des entreprises qui souhaitent s’y implanter et que l’on se penche très sérieusement sur la qualité du service qui peut leur être apporté par les prestataires à ces entreprises.

La seule chose que le peux lui reprocher pour l’instant à ce projet, c’est l’anglicisme de son nom. J’aurais préféré « vallée tunisoise de télécommunication » (it’s a joke)

vendredi 19 décembre 2008

La Chute des tours jumelles

Certains événements obsèdent, parce qu’il y a de l’émotion, parce qu’il y a de peur, parce qu’il y a du mastère, parce qu’il y a l’inconnu.

Une partie de la population, naguère frustrée de ne pas pouvoir une chambre d’échos pour se rassurer sur la véracité de leurs croyances, arrivent aujourd’hui grasse à internet et les montages vidéos, à ce constituer les « preuves » qui les confortent dans leur conception du monde.

Certains filment des miracles divins, d’autres identifient des conspirations ou des objets non identifiés de l’espace.

Le volume impressionnant de sujets et de bizarreries et tel que c’est maintenant sur la toile que les reporters viennent chercher des idées de reportage, soit pour donner de la constance à un argumentaire, soit pour le contre dire.

Sans prétandre être reporters, je n’échappe pas à la règle, puisque je me suis plongé dans la toile pour trouver une nouvelle idée de sujet pour mon blog.

Il faut dire que je ne supporte plus de lire les âneries de la propagande Tunisienne et c’est une manière de prendre l’air.

Je me suis amusé à parcourir les vidéos «conspirations du 11 septembre », que l’on voit sur internet. Ce qui revient le plus fréquemment sur ce sujet, c’est leurs questionnements sur la manière dont les tours ont chutées et sur leur ressemblance avec les chutes contrôlées.

Première question : Pourquoi la tour frappée en deuxième chute la première ?
Réponse : Parce que le deuxième impact est plus bas, la contrainte sur la structure fragilisée plus importante, donc à mis moins de temps avant de lâcher.

Deuxième questionnement : Que-ce-qui à provoqué cette chute aussi rapide ?
Le feu ne peut pas à lui seul expliquer la chute des tours (exemple tour à Madrid) ? Réponse : c’est vrai, puisque les tours ont tenues quelques minutes avant de s’effondrer.

Alors (question) c’est quoi donc qui a provoqué la chute ??? D’autant d’acier monté avec des gros bras musclées de syndicalises Américains !!! Des explosions « contrôlées » au niveau des plancher inférieurs ??? Non, mais ça y ressemble. Comment ça ?

(réponse)
- Chaque tour fait 4000 m², ce qui représente environ 15 000 m3 d’air par étage. La Tour dans sa chute est comme un vérin à gaz géant : si les façades ne présentaient aucune résistance, les 15 000 m3 d’air seraient projetés à plus de 200 km/h sur le pourtour des paliers (chaque étage se comprimant en 0,1 seconde)

- L’air est freiné dans par les différentes pertes de charges qui sont provoquées par les frottements sur les parois, les orifices et les mouvements de débris. Ce qui induit un matelas de pression (et de température), dont le point le plus élevé ce trouve au centre des paliers.

- Cette pression se propage comme un Tsunami dans la tour (onde de pression) sur les paliers inférieurs au palier comprimé. Elle se propage plus facilement dans les conduits verticaux des Immeubles (trémies cages d’ascenseurs et d’escaliers…). et provoque de projections de façade avant que le niveau ne soit atteint par les débris des niveaux inférieurs. Ceci est montré dans les vidéos comme étant des « épreuves » d’explosions contrôlées.

- Dans les paliers inférieurs aux paliers comprimés, des souffles de débris est énorme, puisque l’air est en moyenne à plus de 200 km/h en sur les pourtours. Lorsque cette (forces horizontales) est suffisamment forte, combinée à une charge astronomique en chute libre (verticale), elle à raison de la résistance des structures. Ce qui explique pourquoi le centre s’écroule en premier dans la tour, car c’est la ou la pression est la plus élevée.

- Les strcutures des paliers s’écroulent donc d’une manière homogène, lorsqu’elles sont équidistantes du centre.

- Si sous les paliers, c’est 150 000 m3 d’air qui sont expulsés par secondes, au dessus de l’immeuble c’est 150 000 m3 qui se retrouvent sans air. C’est 1 500 000 m3 d’air qui est aspiré en 10 secondes pour occuper l’espace la tour. C’est un vent descendant de plus de 150 km/h qui suit l’écoulement des tours. Cette induction d’air et matérialisée par le vent de poussier que l’on peut voir dans certaines vidéos.

Le phénomène indiqué plus haut est bien visible sur cette vidéo :
http://video.google.fr/videoplay?docid=-8212670106369788568&ei=qnpNSd7oK4yA2wKY-byODQ&q=11+septembre&hl=fr

La vitesse à laquelle se compriment les paliers, n’est que de très peu inférieure à vitesse des débris que l’on voit projetés par le souffle horizontal de compression des paliers.

Cette résistance, ce freinage, cette « perte de charge », c’est tous ce que peut supporter comme contrainte, la structure du bâtiment sous les forces titanesques en jeu.

mercredi 19 novembre 2008

Un Homme que j'aime bien

http://www.dailymotion.com/relevance/search/de%2Bvillepin/video/x5oeuw_quand-villepin-sen-prend-a-la-press_news

ceci dit, il est un peu dans la m....e en ce moment, alors une petite pensée de soutien pour lui.

En se demande ce que veut dire : Ministère de la culture et du patrimoine ?

En Tunisie, il n’y a pas que les journaux qui sont dos courbé, il y a aussi certains ministères :

Vous avez entendu parler du terrain partiellement classé patrimoine mondiale de Carthage, qui est devenu patrimoine de kathago.

Un terrain acheté classé partiellement et revendu viabilisé et en lotissement malgré de nombreuses contestations internationales.

Et bien le décret relatif au déclassement de ce terrain, il est sortie.

Voila ce qu’il dit :

Décret N°2008-3351 du 27 octobre 2008 : relatif au déclassement partiel d’un terrain sis dans le parc archéologique national de Carthage Sidi Bou Said.

Le président de la République, Sur proposition du ministre de la culture et la sauvegarde du patrimoine,
Vu, … et vu avis commission nationale du patrimoine et vu l’avis du tribunal administratif.


Décrète :
Est déclassé du parc archéologique national de Carthage Sidi Bou Saïd, la partie du titre foncières 45655 Tunis sis à Sidi Bou Said gouvernorat de Tunis d’une superficie de 2987 m², entouré d’un liseré rouge sur le plan ci-joint….Le ministre de l’intérieur et du développement locale, le ministre de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire et le ministre de la culture et de la sauvegarde du patrimoine sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au journal Officiel de la République Tunisienne….


Entreprenez, Entreprenez disent-ils en cœur !

C’est de cette manière d’entreprendre dont ils parlent ?

mardi 18 novembre 2008

Deux points bloquent les religieux.

En l’absence d’autres sources d’inspirations que la religion, il n’est pas rare de voir des jeunes, qui étaient fêtards dans leur adolescence, devenir islamistes au début de leur âge adulte, alors que l’on était habitué à les voir changer de bord à l’approche de leur retraite.

J’ai constaté que la proportion de ses défenseurs de la théocratie était plus importante chez les informaticiens. Ce qui peut s’expliquer par deux choses, la première est qu’ils sont adeptes du binaire (ça c’est pour rire), la deuxième est que généralement ils passent beaucoup de temps avec leur ordinateur et avec eux même, ce qui est plus favorable pour le repli sur soit, les chinois parlent du Yin (l’énergie de l’intérieur).

Il faut dire aussi qu’il y a peu d’opportunité pour se tourné vers son « Yang » (énergie de l’extérieur) dans le monde arabe, par le peu de choses profondes que l’on peut s’échanger, en raison des tabous et du faible niveau de développement des supports de communications (livres, télévisions, cinémas, politique de la cité…).

Ainsi, si le jeune de rue arrive à une conception primaire d’état théocratique, certains jeunes musulmans diplômés du supérieur développent des concepts de vie théocratique très Avancés, qui n’ont rien à envier à ce que peuvent concevoir autres intellectuels d’autres sensibilités.

Seulement, en ce qui me concerne, je crois qu’il y a deux choses qui les empêchent d’émerger et de s’intégrer dans les pensées émergentes mondiales :

- La première c’est leur silence à l’égard de tous ce qui peut provenir du monde musulman. Même contre un acte, voir même s’ils sont horrifiés par l’acte, ces jeunes penseurs jugent qu’ils n’ont pas le droit de juger ceux qui interprètent d’une manière différente leur religion.

- La deuxième chose est l’idée qu’ils se font de leur limite. Ainsi, même les plus raisonnés, après mille et un raisonnements, lorsqu’ils ne trouvent pas de sens à un ordre religieux, ils partent du principe que les textes sont parfaits car dictés par dieu qui est parfait, et dans la mesure où ils sont des êtres limités, ils ne doivent pas se casser la tête à comprendre et doivent se plier à ce qui est dicté.

vendredi 14 novembre 2008

De nouveau censuré

Aujourd'hui, j'ai eu une seule visite depuis la tunisie et depuis, je suis de nouveau censuré.

Et bien on va refaire un Nème lien et demander notre droit à l'expression.

jeudi 13 novembre 2008

Des bonnes nouvelles

Voila : http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/10/31/tunisie-fini-le-bal-des-megaprojets.html

Zembra sauvée..., le lac sud qui se dégonfle, il passe de 25 à 1,5 milliards.

Même si 1,5 milliards semblent peu à coté des 25 milliards annoncés, moi personnellement je suis preneur, car c'est plus réaliste en 4 ans de travaux, mais par contre pas contre 800 hectares au centre de Tunis.

A savoir que 1,5 milliards, ça équivaut à acheter un terrain de 800 hectare au centre de Tunis, au bord du lac, pour 187 € le mettre m².

Démonstration semble être faite que nos amis du golf sont moins bien sensibilités au développement de leurs cousins de l’Atlas, que de leur spéculation foncière.

lundi 10 novembre 2008

Le dinar

Début 80 le dinar valait 10 Francs français, dans les années 90 environs l’équivalent d’un euro et aujourd’hui il faut 1,8 dinars pour avoir un Euros.

Ce qui veut dire que depuis 30 ans le dinar subit une érosion de 7% par an face à la principale devise mondiale. Au passage 7% c’est le niveau de croissance escompté pour sortir du tiers monde et c’est aussi le 7 ème jour du mois de Novembre que l’on a choisi pour changer de président (bon là je m’égard).

Si l’on compare le salaire minimum de l’époque et aujourd’hui, on avait un SMIG à 70 dinars soit l’équivalent de 700 Francs et aujourd’hui un SMIG à 220 Dinars soit l’équivalent de 770 francs à PI prés. Ce qui veut dire que sur la période le SMIG tunisien est resté presque constant en valeur devise.

Et si vous regarder du coté de l’immobilier, Un bel appartement ça valait dans le 20 000 Dinars aujourd’hui l’équivalent est à 120 000 Dinars, soit en équivalent devise 200 000 francs pour l’époque et 420 000 francs pour aujourd’hui.

Parallèlement une belle partie de la population a vu son salaire s’éloigner du « SMIG » vers le haut et les prix des produits de la consommation courante on aussi subit une inflation.

En gros ça veut surtout dire que la populace prolétarienne qui n’est pas en mesure de capitaliser ou d’influer sur le niveau de son salaire est 2 fois moins riche, si l’on se limite à croire que les prix des produits de la consommation courante sont restés constant en devise.

Le dinar subit une déflation à chaque fois que l’exportation tunisienne perd des points de compétitivité dans un marché mondial de plus en plus ouvert et de plus en plus agressif.

D’ici après les élections sans doute, il sera question de convertibilité du dinar. Dommage que la crise internationale vient troubler l’événement, car la convertibilité du dinar constitue un évènement majeur pour l’attractabilité des investissements en Tunisie.

Maintenant s’il y a crise, la devise tunisienne devrait plonger pour permettre aux exportations Tunisienne de tenir face à la hausse de l’agressivité du marché mondial.

Pour savoir si les « notables tunisiens » parient sur la chute du dinar tunisien, il suffit de vérifier l’évolution de leur taux d’endettement, s’il est à la hausse c’est que le dinar est misé à la baisse.
En effet vous pouvez constater que celui qui avait 1million de francs placés dans l’immobilier en a 2 aujourd’hui et celui qui avait 1 million de francs placés en dinars n’ont a plus que 0,3 aujourd’hui.

Si vous êtes dans le « délit d’initié », c'est-à-dire que vous savez qu’une monnaie va perdre 30% par exemple et bien vous avait intérêt à emprunter un maximum dans cette devise, par exemple 100 millions de dinars, vous construisez un bien immobilier, un hôtel par exemple.

Lorsque la monnaie est tombée, vous revendez votre bien à valeur constante sur le marché des devises et vous faites une jolie plus value de 30 millions de dinars au passage.

Donc, connaissant cela, vous surveillez le niveau d’endettement de vos « notables » et vous pourrez en déduire le niveau de devise que vous pouvez escompter de vos Dinars.

dimanche 9 novembre 2008

Les générations actives

Cette fois ci, j’ai rencontré dans l’avion une femme qui avait quitté la Tunisie en 1987, sans doute à la fin de ses études . C'est-à-dire dans le même contexte que les jeunes que je connais aujourd’hui, jeunes en partance pour rechercher la rivière d’or.

Il est vrai qu’avec 2h15 de vol, on ne discute que peut de temps, environ 1h00, le temps que les gens s’installent, feuillettent quelques magasines. Ceci dit, ça reste instructif, d’autant plus que l’on n'est que très peu de temps dans ce pays, pour lequel on parle tant.

Je n’ai honnêtement pas rencontré suffisamment de monde, pour pouvoir prétendre à être en mesure d’affirmer qu’entre les quatre dernières générations (78, 88, 98 et 08), je suis en mesure d’esquisser des tendances ou des similitudes.

Ceci étant dit, je constate que quelque soit la génération, le Tunisien (moi compris), a bien du mal à se reconnaitre les défauts qu’il attribue à ses compatriotes.

- Le Tunisien se refusent à se remettre en cause et se complet dans la remise en cause des autres ou se complet dans la fatalité.

- Le Tunisien (c’est vrai pour d’autres aussi, alors ne rigolez pas trop sur nous) se suffit à lui-même, se conçoit, s’émancipe se réalise seul. Il est comme dans une bande dessinée, où les supers héros, les vaisseaux, s’affranchissent des contraintes de la physique et du temps.

C’est drole de voir dans le même temps, autant de gens fuir ce qu’ils sont et s’acharner autant à imposer aux autres ce qu’ils sont, sans remise en cause.

mardi 4 novembre 2008

Je dirais non à la censure partisane et oui à la censure Etique


vendredi 31 octobre 2008

Zied El-Heni

Ce journaliste est le premier, à ma connaissance, qui a assumé son rôle de journaliste.

Et un prix devrait lui être attribué pour ce qu’il a fait.

Dans une Nation, pour assurer l'équité entre les individus, on concentre le pouvoir entre les mains de l’état et de ceux qui la représente. Cette concentration induit une distorsion d’influence entre les individus, où d’une manière exponentielle ceux qui sont les plus proches de la tête de l’état ont une influence bien plus importante que les autres citoyens.

Ainsi, à n’importe quel niveau de l’état, certains peuvent être tentés d’utiliser cette distorsion pour un intérêt partisan.

La celle manière de se garantir contre ces tentations à tous niveau, c’est de se doter de contres pouvoirs qui veillent à ce que l’équité (objet de la concentration des pouvoirs) ne soit entamée par l’abus de pouvoir.

Ainsi, lorsque des Journalistes et des juges font leur travail, non seulement ils contribuent à un devoir de la nation, mais également à la prospérité de la nation.

C’est en préservant cette équité que l’on contribue à permettre aux plus méritants d’être gratifiés et non aux plus véreux. Ce qui à terme fait décoller une économie stagnante.

Ainsi, en portant plainte contre la censure, ce journaliste à accomplie un devoir national que je salue et soutiens. Cet acte est totalement conforme à ses devoirs et tous ceux qui s’opposent à lui s'opposent aux articles 5, 6, 7 et 8 de la constitution Tunisienne.

J’invite donc les autres journalistes à assumer aussi, non seulement leur devoir de journaliste, mais aussi leur devoir de citoyen, en prenant position publiquement sur le sujet.


Ne cherchez pas son Blog, il fait l'objet de censures depuis quelques jours.

mercredi 1 octobre 2008

Le balancier

Tous les groupes financiers du monde bien structurés ont des placements diversifiés :
1/3 dans les devises et empreints d’états ;
1/3 dans des actions et empreints d’entreprises ;
1/3 dans l’immobilier.

Ce qui permet, lorsque le deuxième s’écroule, d’utiliser l’argent du troisième pour racheter à bon compte les actifs dépréciés, pour qu’à terme, le financier retrouve son capital. C’est ce qui s’est passé en 1991, mais à une plus petite échelle qu’aujourd’hui.

Lorsque les fianciers vendent, ils créent une suroffre sur le marché de l’immobilier et les prix tiennent tant que les particuliers ne s’affolent pas. Une fois que les particuliers s’affolent, les prix de l’immobilier plongent et à ce moment là les financiers rachètent les actifs immobiliers dévalorisés et retrouvent alors leur potentiel d’époque.

Ce qui permet de faire financer indirectement la crise par les particuliers, qui payent toujours à la fin, soit par dépréciation de leur bien qu’ils vendent à perte lorsqu’ils sont coincés, soit par des surloyers résultant de la spéculation immobilière, soit dévalorisation de leurs actions lorsqu’ils boursicotent, soit enfin par la fiscalité lorsque leurs états sont obligés de payer des dettes ou des récupérations d’entreprises.

C’est la loi du plus fort.

Tous ça pour dire que dans trois mois, les fonds d’investissement du golf auront d’autres emplettes à faire et que leurs projets mégalomanes immobiliers seront vite oubliés, car après la crise boursière viendra la crise de l’immobilier, qui sera provoqués par deux actions :
- D’une part par le besoin de liquidité des financiers pour acheter les actifs dévalorisés,
- D’autre part par la baisse de liquidité disponible pour le financement des investissements des industriels.

Donc, je ne serais pas surpris que le projet du lac sud ou porte du club med prenne suffisamment de retard pour passer le cap de ces « incertitudes » sur les placements immobiliers.

D’autre part, vu comment le projet avance, il n’y aura rien de fait avant concrètement avant 2014. Ce qui laisse le Temps à Ben ali de briguer sans doute un dernier mandat.

Même si, ceux qui sont sensés représenter les intérêts de la collectivité Tunisienne savent déjà que le projet ne va pas respecter cahier des charges escompté (comme le délai de réalisation prévu), ils n’ont aucun intérêt le dénoncer, dans la mesure où :
1/ ça permet un grand nombre de graissage de patte,
2/ ça fait vivre l’espoir.

mercredi 24 septembre 2008

Vous avez dit 5000 m² à livrer par jour ?

Et bien nous avions vu que le chantier serait composé d'environ 27 000 manœuvres, soit une base vie et logistique de la taille d’une belle ville, pour un chantier dont l'étendu sera comprise entre 20 et 40 hectares.

Pour mettre en place une telle organisation, il faut bien 2 ans.

Ce qui veut dire en gros, après la deuxième année, ce n’est plus 5 000 m² qu’il faut livrer par jour, mais 5 800 m².

Sans oublier le donneur n'a pas actuellement de projet et de structure en Tunisie, il lui faudra sans doute, 1an à 2ans pour mettre en place ses propres structures à l'echelle du projet qu'il veut bien faire.

Ce qui veut dire en gros, après la quatrieme année, ce n'est pas 5 800 m² qu'il faut livrer par jour, mais 6 800 m².



Oulala dit-donc, ça fait beaucoup ça.

mercredi 17 septembre 2008

Lac sud "suite"

Estimations grossières :

L’emploi nerf de la guerre.

Une ville de 350 000 habitant qui devrait générer 30 000 emplois pour sa construction, petite vérification :

Pour réaliser 5000 m²/jour, il faut avoir en chantier environ 900 000 m² en même temps, ce qui représente en moyenne :
- 27 000 personnes sur les chantiers,
- 4 000 personnes d’encadrement et d’études,
- 1000 commerciaux de fournisseurs,
- 1000 personnes de livraisons et transports,
- 2 500 personnes pour le nettoyage et gardiennage,
- 500 personnes pour la promotion immobilières.

Soit un total de 37 000 emplois directs.

Indirectement, il y a la restauration, les transports et autres services 3 000 à 6 000 personnes.

Ce qui donnerait environ 40 000 emplois.

A ça, on doit compter l’ajout de 4 000 postes/an, pour l’exploitation et le gardiennage des espaces construits (si vraiment le standing est celui qui est annoncé).

A la fin du chantier, le nombre d’emploi direct devrait tourner autour des 80 000 postes pour l’exploitation et le gardiennage et 10 000 postes pour les activités induites tous commerces.

Environnement :

En ce qui concerne la consommation en énergie, le chantier devrais commencer par consommer directement et indirectement 0,5% à 1% de la facture énergétique du Pays, pour atteindre les 5% environ, lorsque la ville sera en service.

la puissance électrique utile en fin de travaux serait comprise entre 300 et 500 MW. et la consommationt en énergies tournerait autour de 350 t/j équivalent essence.

La consommation d’eau devrait être autour des 0,03% des réserves d’eau douce, pour atteindre environ 0,1% environ en fin de chantier et 1%, lorsque la ville sera en service.

Pour une population qui devrait représenter 3% du pays.

"croit-on savoir" au pays du lac Sud

En février 2006 sur « AUDINET » on pouvait lire le Groupe émiratie va construite sur 400 hectares un ensemble immobilier pour un investissement estimé à 2,2 milliards de dollars « croit-on savoir » (formule locale pour dire qu’on nous l’a dit sans nous l’écrire)
http://www.investir-en-tunisie.net/news/actu.php?id=9

L’année dernière Août 2007, on titrait des tous les journaux le groupe émiratie va investir sur 800 hectares (x2) un ensemble immobilier pour un investissement estimé à allé 14 milliards de dollars, toujours « croit-on savoir ».

Dernièrement, agrément obtenu le projet est passé à 25 milliards de dollars placés sur la même surface 800 hectares.

Il n’y a que dans les pays du golf où l’on peut se permettre de multiplier par 10 un projet d’investissement, sans avoir mal aux dents.

Et nous n’en sommes qu’à la phase de la première brique posée symboliquement.

Espérons que nous ne connaitrons pas dans le futur, les mêmes complications que nos voisins Algériens. La tribune du 11 août titrait « les grands projets algériens en souffrance »
« Les grands travaux algériens ont subi d’importants retards. Du coup, les dépenses publiques s’envolent… l’enveloppe initiale de 60 milliards de dollars pour atteindre 200 milliards… ».

Sans aller jusqu’à là, faisons ensemble une petite estimation de ce que ça pourrait bien couter tous ça :
Je ne sais pas si le programme a changé, mais l’on parle de 26 millions de m² construits sur 800hectares. Une ville de 300 000 habitants avec marina et gratte-ciel posé sur le fond du lac.

Estimation grossière :

Assainissement, alimentation en eau et traitement des effluant, sélection des déchets : 1,0 milliards
Une centrale électrique de 300 à 500 MW : 1 à 1,5 milliards
Bord de lac, routes et voiries d’accès extérieurs à la zone aménagée : 1,0 milliards
Modification des réseaux de transport publiques 150 000 voyageurs jours : 1,0 milliards
Equipements et accessoires urbains et équipements d’établissements publics : 0,5 milliards
Fondations : 5 à 7 milliards
Béton et maçonneries 6 à 7 milliards
Habillages Sols et plafonds : 2 à 3 milliards
Menuiseries : 3 à 4 milliards
Electricité et ce qui va avec : 2 à 3 milliards
Plomberie : 1 milliards
Climatisation Ventilation Chauffage Climatisation : 3 à 4 milliards

Soit un total pour les travaux estimé entre 26,5 Milliards et 33,5 milliards de Dollars

Ajouter à cela 1 à 2 milliards pour faire la maitrise d’ouvrage technique et la maitrise d’œuvre.

Vous obtenez un total d’investissement entre 27,5 et 35,5 Milliards.

Et si réellement la volonté est bien de faire du luxe et non du tape à l’œil, le vrai prix devrait tourner autour de la coquette somme de 40 milliards de dollars.

Conclusion, Au rythme auquel progresse le chiffre annoncé par « croit-on savoir », on parlera de ce chiffre sans doute dans un an ou deux.

Sinon pour finir, le programme devant se faire sur 15 ans, ça représenterait environ 3 milliards de travaux par an. Pour un rythme de 5 000 m² livrés par jour à partir du 6ème mois.

C’est pharaonique non ?

dimanche 10 août 2008

Ordre Protocolaire dans la république

A lire:

http://stranger-paris.blogspot.com/2008/08/ordre-protocolaire-dans-la-rpublique-de.html

mercredi 30 juillet 2008

Ben Ali candidat du RCD

A l’issus d’une série de mise en spectacle ridicule dans les organes médiatiques de l’état, l’annonce de la candidature de Ben Ali à l’élection présidentiel est tombée aujourd’hui.

Ce qui veut dire en Gros, que les choses seront organisées pour que l’année prochaine Ben Ali sera de nouveau président de la république.

mercredi 9 juillet 2008

Voila la une d’aujourd’hui des journaux Tunisie

Un Conseil ministériel, réuni hier matin, sous la présidence du Président Zine El Abidine Ben Ali, a examiné les relations extérieures de la Tunisie, les perspectives de promouvoir la coopération avec plusieurs pays frères et amis, et les moyens de la renforcer davantage, aux plans bilatéral et multilatéral.
Le Conseil a passé en revue l'évolution de la coopération avec ces pays et, tout particulièrement, avec les partenaires ayant des liens traditionnels avec la Tunisie, en prévision des prochaines échéances.
Le Chef de l'Etat a donné ses instructions en vue de mettre l'accent, au cours de la prochaine étape, sur les priorités et les grandes orientations, recommandant de veiller à la bonne préparation des prochaines échéances conformément aux choix nationaux et au service des intérêts mutuels.



Avant il y avait la Roumanie, l'Albanie qui faisaient que l'on se posait pas trop de question sur des pays comme le notre.

On se disait au moins eux, ils ont inscrit dans notre constitution que tous les hommes naissent libres et égaux en droit, alors que la première puissance mondiale se posait encore la question de savoir si les noirs avaient le droit de prendre le même bus que les blancs.

Maintenant les choses ont changé dans le monde, c'est un noir qui est candidat à la présidence aux US et toute l'Europe de l'Est lit Paris Match, The Sun ou Bild Zeitung et le Golf est devenu la Voie de l’Amérique à la sauce Saoudienne.

Et nous aussi on a changé, on ne croit plus au socialisme, on ne croit plus à la nation, on ne croit plus qu’en Dieu, dieu est devenu omniscient en Tunisie, non pas que l’on soit plus pieu qu’ailleurs, c’est juste qu’il n’y a plus rien d’autre à croire.

N’importe quel crédule sait aujourd’hui que l’on ne peut même pas croire notre journal préféré « La presse ». D’ailleurs pas plus loin qu’il y a quelque jour ils annonçaient une manif pour la candidature de Ben Ali à la présidence à Gafsa, alors qu’il s’agissait d’une manif de mineurs. La semaine dernière encore ils voulaient nous faire croire que tous Kasserine était derrière Ben Ali.

C’est à y perdre son latin, plus rien n’est droit et tous devient compliqué.

Maintenant, en Tunisie le sport national est devenu le « sens caché », à chaque fois qu’il y a une nouvelle on se demande toujours quel est le deuxième, le troisième voir le quatrième sens. On est devenu les champions de l’interprétation.

Bon donc lorsque vous lisez une nouvelle comme celle là, vous avez l’impression que c’est vide, sans contenu, sans sens, vous ne pouvez pas comprendre pourquoi elle fait la Une de tous les journaux !

Rassurez-vous-moi non plus.

Non, pour comprendre le vrai intérêt de cette nouvelle il faut avoir fait au moins 6 mois de Stage dans La presse. C’est n’est pas du niveau de n’importe qui et il faut être au moins au niveau régional dans le chalenge des interprétations, organisés tous les jours dans les cafés Tunisiens, entre le cahoua et la partie de Chkoub.

lundi 7 juillet 2008

Le vertige des chiffres

Effet d’annonce, la stratégie de communication de La presse vous commencez à la connaître : critique dit que la Tunisie ne respecte pas les droits de l’homme > La presse vous assomme avec d’une série de mesures qui « montrent » que le président respecte les droits de l’homme ; la critique reproche l’absence de débouché pour les jeunes diplômés > La presse vous assomme d’une serie de mesures qui « montrent » la considération que le président accorde à notre « capital humain » ; les régions manifestent > La presse vous assomme d’une série de mesures pour les régions les plus défavorisées.
Voila avec quoi Ben Ali veut acheter un nième mandat pour assoir les affaires de son entourage :
Un programme de 500 millions de dinars sur 10 ans pour régions les plus défavorisées. Dans la mesure où ces régions comptent 1/3 des tunisiens, ça fait 20 dinars par habitant et par an.
Ce n’est pas une honte ça.

http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=1&news=74986

samedi 28 juin 2008

La Presse fait de la pub pour les affaires du petit dernier

Le nouveau petit dernier de la famille construit un garage, ça suffit pour que la presse en fasse une Une.


http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=1&news=74501

mercredi 18 juin 2008

L'appropriation en communauté

L'appropriation avait une mauvaise image dans la années 70, aujourd’hui le marché libéral a retravaillé cette image et il ne reste plus que quelques intellectuels pour ne pas succomber au désir de posséder (maison, voiture, ordinateurs, vêtements …)

Le travail qui a été fait pour l’appropriation individualiste, ne l’a pas été pour l’appropriation en communauté. Ainsi les sociétés très libérales culturellement (comme la société Arabe) n’admettent pas encore l’idée de l’appropriation en groupe, chacun veut son propre bien. Quitte à avoir une voiture qui ne sort presque jamais du garage ou une maison qui vous coute les yeux de la tête…

Cette image désastreuse de l’appropriation en communauté est d’autant plus mauvaise qu’elle est associée à toute formes de malversations, voir des séries télévisées comme DALLAS ou même parfois des faits divers dans les journaux.

Hors nous nous devons de restaurer l’image de l’appropriation en communauté, car c’est elle qui a fait le monde; Aussi bien les grandes réalisations des pays communistes; que les réalisations des grands groupes industriels du monde capitaliste (par regroupement des groupes liés à des familles (biens individuels)).

Seul, nous ne pouvons rien. Les Africains disent que l'on ne peut rien faire avec un seul doit. C'est en apprenant à respecter l’intérêt collectif que l'on arrivera à créer les conditions favorables pour l'émergence de gros biens collectifs, outils pour construire notre avenir.

Aussi bien pour ce qui est de qualité de l’environnement avenir (covoiturage et tout autre forme de biens jusqu'aux biens de la collectivité...), qu’en terme de création de richesse participation à la vie économique par achat de titres et d’actions.

Tous ces choses ne deviennent possibles que lorsque l’on arrive à respecter les autres, quelque soit leur force (respect des petits actionnaires par exemple), plus généralement, respect des droits de ceux qui ne peuvent contrôler directement leurs droits.

lundi 16 juin 2008

About Nawaat.org

Le site de Nawaat.org a été piraté dans la journée d'hier.

Il a fallu 24 heures pour remettre le site en ligne.

Le gain de cette action = 0, le coût sur le plan du crédit pour ceux qui ont fait ça vaut beaucoup.

La démonstration est faite que ces actions sont stupides et inutiles.

Aussi stupide et inutile que de voler des bateaux, des terrains ou des jardins publics, car à court terme ces biens retourneront à qui de droit.

Ces actions desservent ceux à qui ses gens doivent tous.

Cette fois ci, j’ai presque de la compassion pour monsieur Ben Ali, je me reconnais un peu en lui, car moi aussi j’ai le malheur d’avoir des oncles des cousins, des cousines et de cousins par alliances de piètre compagnie.

Et si monsieur Ben Ali n’a pas su les envoiler balader contrairement à moi-même, c’est sans doute une question de génération.

http://nawaat.org/portail/categories/articles/francais-article/




mardi 10 juin 2008

1035 idées pour la Tunisie de Demain.

Voila ce qui titrait La Presse hier 1034 idées pour la Tunisie déjà retenues sous l’étiquette Larbi CHENNAOUI

j’en ajoute une 1035ème, qu’il faudrait retenir, c’est celle de changer de président pour 2009.

La compagne d’adhésion à la n° présidence de Ben Ali a commencée, enfin elle a toujours été, puisque les portrais de Ben Ali, (compagne d’il y a quatre ans), n’ont jamais été déposés, et il ne s’est jamais passé une journée où notre presse nationale n’a pas excellée dans les superlatifs à l’égard de la politique « éclairée » de notre magnéficime Président.

Tous ce que la Tunisie peut-compte de compétence est attribuée à la conduite éclairée de notre président.

Et en ce moment ça se bouscule pour avancer les idées dans les journaux et si vous êtes un lecteur assidu des rubriques économiques de La presse, vous vous apercevez très vite que ce ne sont pas des articles de journalistes, mais plutôt d’universitaires que l'on y trouve.

Les idées fusent et la question serait de savoir si nos experts sont dans la plaque ou à coté de la plaque. (objet des prochains articles à suivre)

Et bien, ça va peut-être vous surprendre de ma part, mais je dirais que si toutes les idées posées sur la table depuis quelques jours étaient applicables, la Tunisie serait promue à un bel avenir, dans la mesure où l’on a rarement autant vu d’idées de dispositions intéressantes dans un pays Africain. Ça c’est pour la partie positive de l’iceberg.

Le négatif c’est qu’une grande partie des ces idées sont non applicables en raisons de plusieurs facteurs. Le premier de ces facteurs c’est les passes droits qui entourent ceux qui entourent la présidence.

Ainsi, lorsque La presse titre 1000 idées à l’API pour des créations d’entreprises on voudrait bien lui demander si parmi ces idées, il y a la reprise de la concession Volkswagen à bon compte, la création d’un lycée privé pour les expatriés, la gestion des parkings de l’aérogare fret Carthage..., ou ces idées sont elles déjà prises ?

Un autre jour, elle milite pour « l’esprit d’initiative ». En Tunisie nous avons un contraste incroyable entre une famille présidentielle la plus entreprenante au monde, qui compte plusieurs "affaires" par individu (filles, beau-fils, femme, beaux-frères, sœurs, neveux…) et le reste de la population qui fait preuve de trop de fébrilités et peu d'esprit d'initiative.

Ou alors, un autre moment le regard croisé de La presse se porte sur l’irresponsabilité et le sentiment d’impunité des chauffeurs des véhicules de la fonction publique. Elle les exhorte de contribuer à faire preuve de civisme en aidant le pays à maitriser ces dépenses de pétrole.

Comment veulent-ils être entendus, si par ailleurs, il n’y a aucun mot sur l’irresponsabilité des neveux du président ? Certains ce sont réjouîts à juste titre de la mise en éxamen prochaine des neuveux du président, moi j’en ai presque eu honte.
Pourquoi ça doit être à la France d’assurer l’état de droit des Tunisiens, c’est pour cela l’indépendance ? Pourquoi aucune mise-en-examen pour les « affaires » réalisées en Tunisie ? Pourquoi il n'y aurait qu'en france où un avion serait obligé de respecter son plan de vol, vu-t-il un avion présidentiel?

Censeurs passez votre route...

samedi 7 juin 2008

La Tunisie compte aussi des gens formidables

Bon pour ne pas gacher votre Week End, j'ai choisi d'essayer de trouver les gens formidables en tunisie et voila un premier CV :

Mohamed Jegham, né le 8 août 1943 à Hammam Sousse, est un homme politique et homme d'affaires tunisien.
Mohamed Jegham devient orphelin de son père à deux ans puis de sa mère à l'âge adulte[1]. Après des études effectuées à Sousse et à Tunis, il est licencié en économie et diplômé de l'ENA[1].
À 25 ans, il entre au ministère de l'intérieur[1]. Jegham est successivement nommé délégué à Béja, Gafsa et Jendouba, premier délégué de la délégation de Tunis-Sud, secrétaire général du gouvernorat de Bizerte et enfin gouverneur de Gabès[1].
Nommé président-directeur général (PDG) des Ateliers mécaniques du Sahel en 1980, Jegham devient ensuite PDG de la Société d'études et de développement de Sousse-Nord en 1983[1].
En 1988, il est nommé directeur général des affaires régionales au ministère de l'intérieur[1]. Le 20 janvier 1995, il est nommé ministre de l'intérieur, succédant ainsi à Abdallah Kallel[1]. Le 20 janvier 1997, il est nommé ministre-directeur du cabinet présidentiel[1] puis, le 17 novembre 1999, ministre de la défense, poste qu'il occupera durant quatorze mois[1].
Également ministre du tourisme et de l'artisanat, Mohamed Jegham est nommé ambassadeur à Rome le 16 avril 2001[1]. Il travaille depuis 2005 à la General Mediterranean Holdings

les gens pour qui il a travaillé ou pour qui il travaille ne sont pas tous vraiment formibles, ceci dit lui semble l'être.


http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN24043mohameuqilb0

vendredi 6 juin 2008

Voila les régles dans un marché mondial qui marche.

"Intel attaqué sur tous les fronts pour concurrence déloyale contre AMD
Condamné en Corée du Sud et au Japon, traqué par l'Union européenne, le leader mondial des microprocesseurs Intel fait officiellement l'objet depuis vendredi d'une enquête aux Etats-Unis pour concurrence déloyale envers son challenger AMD.
(AFP/Archives John MacDougall)
Condamné en Corée du Sud et au Japon, traqué par l'Union européenne, le leader mondial des microprocesseurs Intel fait officiellement l'objet depuis vendredi d'une enquête aux Etats-Unis pour concurrence déloyale envers son challenger AMD.
Le groupe américain a reconnu vendredi être la cible d'une enquête formelle de la FTC (Federal Trade Commission), l'autorité de contrôle de la concurrence, pour pratiques anti-concurrentielles sur le marché des microprocesseurs - le "moteur" des ordinateurs - où il règne en maître avec 80% du marché, contre moins de 20% pour AMD.
Cette enquête officielle des autorités fédérales américaines, qui accroît la probabilité d'une inculpation pour pratiques anti-concurrentielles aux Etats-Unis, intervient alors qu'Intel a été condamné jeudi par les autorités de Corée du Sud à 25 millions de dollars d'amende pour abus de position dominante."


Pourquoi ? Parce ce que sans régles de marché le marché ne peut pas exister.

En Tunisie, ça devrait être la même chose, si l'on veut avoir une place sur le marché mondial.

Par contre si l'on n'arrive même pas à la régulation de l'état de droit, on ne peut qu'être mal barré.

Retrouver l'état de droit

Il est plus qu'urgent de trouver une personne crédible pour reprendre la présidence de la république.

L'idéal serait de retrouver parmis les ex-ministres, des Hommes disposés à poser leur condidature.

Il serait pas prudent pour ceux qui vérouillent le pouvoir, de barrer la route du droit, car si ce n'est pas le droit qui obtient raison, ça sera l'extremisme qui le fera.

BANQUE DE TUNISIE

Voila une banque, qui jusqu’à présent était bien gérée et qui soufflaient moins que la Banque du sud de créances douteuses.

Cette banque était tellement bien gérée qu’elle refusait en 2007 un crédit à un certain Trabelsi B.
Cette banque était tellement bien gérée qu’elles avaient acté de doubler son capital.

Seulement voila, depuis quelques temps, une valse de siège à fait grimper la femme d’un ministre à la tête de la banque. Ni un, ni deux, le conseil d’administration se retrouve remanié et qui vient s’assoir à la table du conseil, un certain Trabelsi. Et plus question de gratifier les petits actionnaires. Les grands se chargent du remaniement de la distribution des dividendes.

Il y a là de quoi dégouter n’importe quel épargnant. Alors que dans tous les médias on nous parle des priorités de la culture de l’initiative et que la culture de l’épargne, tous par ailleurs et fait pour décourager ceux qui veulent entreprendre.

Chacun à son niveau ne dit rien de peur de se retrouver seul. Mais si tous on dit non en même temps, ils n’ont plus qu’à faire comme monsieur Mzali, pourtant premier ministre.

Vous qui me censurez de temps en temps, pensez à votre pays, pensez à vos enfants et passez votre route.

dimanche 18 mai 2008

Deuxième Prologue

http://208.65.153.253/watch?v=hpaL_Brji5M


Dans le premier prologue, nous sommes entrés en Tunisie sans vraiment entrer en Tunisie, puisque nous n’avons enregistré aucune commande en Tunisie. Ceci volontairement, nous laissons ça pour une seconde phase, le temps que nos jeunes prennent de la bouteille.


Alors que j’escomptais faire une pose avant la prochaine étape, voila que des confrères viennent nous inciter à nous lancer dans le deuxième prologue.

A suivre…

dimanche 6 avril 2008

Mémoire


samedi 2 février 2008

Faire Changer les choses (2)

« Equation difficile ».

Si l’hémorragie des cadres n’est pas stoppée, la Tunisie sera condamnée à l’inflation des salaires. Deux raisons à cela : l’exode (que nous mettons de coté dans cet article) et la mobilité des cadres.

Pour ce qui est du deuxième cas, lorsque des entreprises étrangères, même si elles s’installent d’abord en Tunisie, régionalisent leurs structures implantées en locale et regroupent les fonctions d’encadrement dans les pays. Ainsi, l’on peut voir nommé pour un même poste d’encadrement une seule personne pour deux ou trois pays.
La Tunisie se retrouve le plus souvent regroupée avec l’Algérie, la Lybie voir parfois avec l’Egypte. Ce qui fait d’elle un sous marché mineur voir parfois insignifiant.

Dans la mesure où les plus gros postes de cadre se retrouvent dans les établissements implantés sur les plus gros marchés, la tendance naturelle voudrait que les plus hauts postes de cadres dans ces entreprises se trouvent externalisés dans les pays voisins. Ce qui obligerait nos cadres à migrer pour assurer leurs progressions de carrière.

Ce qui sauve la Tunisie d’une hémorragie plus importante aujourd’hui, c’est le sentiment d’insécurité qui tarde à se décaper de l’Algérie et la piètre image de notre voisin de droite qui rendait ce pays infréquentable.

Hors, les choses ne vont pas tarder à s’améliorer pour nos voisins. L’éducation et conforts de vie s’uniformisent d’année en année dans la région.

Si la Tunisie ne trouve pas d’autres arguments que la sécurité pour attirer les postes à haute valeur ajoutée, elle risque de se vider de ses ressources.

Lorsque le déficit de ressources sera cornique, cela se traduira par une hausse des salaires des cadres. La combinaison d’une hausse des salaires avec une baisse des niveaux des compétences entrainerait une basse de la productivité du pays, ce qui à son tour entrainerait une baisse des investissements.

(Attendez le troisième article avant de sombrer dans la dépression, des solutions sont possibles)

samedi 26 janvier 2008

Faire "changer" les choses.

Si vous avez peur de rentrer dans une grosse dépression, je vous conseille d’arrêter ici la lecture de cet article et de vous connecter sur wwwlapresse.tn. Ils vous parleront de la gloire de Ben Ali et du Changement.

N’importe quel pays dans le monde peut obtenir en crédit l’argent qu’il lui faut pour assurer son développement. C’est encore plus vrai pour les états arabes avec la hausse des prix du pétrole, les pays « frères » ne manquent pas de devises pour financer des projets.

Nos pays ne peuvent donc plus avancer l’absence de liquidité, comme alibi à l’absence de résultats.

Comment donc expliquer que nos pays soient toujours des plates-formes d’exiles ?
Dans les débuts de la phase de développements éducation scolaire a été le maître mot de la sortie de la misère. En a formé des universitaires, de bureaucrates des médecins et des avocats jusqu’à plus qu’il n’en faut.

A défaut de leur offrir un plan de carrière dans le pays, on a été jusqu’à favorisant leur émigration en se disant qu’au moins ils auront un travail et ils aideront peut-être des membres de leur famille à l’en sortir ou monter leur affaire.

Bien des années plus tard, c’est encore l’émigration qui reste la seule lumière espérée pour une grande partie des jeunes formés. Or, natalité baissant, les ressources se tarissent et l’année en année, le meilleur partant plus vite et plus surement que les moins dotés, ce sont nos pays qui finissent par ce vider des compétences chèrement acquises.

Aujourd’hui non seulement nous ne sommes pas sortie du « sous développement », mais surtout nous risquons de perdre ce qui nous a évité de ne pas nous retrouver dans le même état que certains pays de notre chère cantinant.

Si à une époque, l’éducation a permis à une forme d’économie d’exister dans nos pays, celle-ci a montré ses limites. Elle n’a pas permis d’attirer le tissu économique suffisamment doté, pour maintenir dans le pays les éléments brillants qu’elle a formé.

Pourquoi les grands groupes misent-ils sur l’Inde et sur la Chine, pour implanter non seulement leurs unités de production mais aussi leurs centres de recherches ?

Ceci est d'autant plus dramatique, lorsque l'on constate que des groupes francophones investissent des millions dans la création de centres de recherches dans les pays anglophones, alors que chez nous les étudiants sont tous formés en français.

Il n’y a à cela, ni raisons politiques, ni raisons partisanes. C’est bel-et-bien la résultante d’optimisations d’investissements.

Il semble donc que miser sur nos pays, soit aussi intéressant qu’un match de foot à Medjez-el-beb.

Il est urgent que cela "change".

lundi 19 novembre 2007

Un jour pas comme les autres.



J’ai commencé à faire un texte triomphaliste, que j’ai retiré car il me faisait penser à ces nombres articles des journaux arabes qui n’ont pas changés depuis les années 60;
Si à cette époque, lors de la guerre des 6 jours les journaux Egyptiens annoncées les victoires de leur armée sur Israël, aujourd’hui c’est la Tunisie qui prend la relève avec sa presse qui n’a pas suffisamment de pages pour glorifier la réussite d’un pays que plus de la moitié des jeunes veulent quitter.

C’est donc plus modestement, que j’annoncerais qu’aujourd’hui est à marquer dans les têtes, car il annonce le début d’une nouvelle et superbe aventure pour les jeunes ingénieurs Tunisiens en particulier et Maghrébins en général.

vendredi 12 octobre 2007

Que ce passe-t-il donc ?



Il se passe que j’ai froid aux fesses.

Même si cela fait maintenant plus de onze ans que je suis aux commandes de mes activités, même si c’est la 5ème entreprise que l’on a lancé cette année, c’est la première fois que je mesure la difficulté de ma tâche.

Comment j’en suis arrivé là !

Pour comprendre, il faut remonter à la période de la création de notre deuxième structure, qui se trouve en Tunisie. L’idée de créer une entreprise en Tunisie, m’était venue au contact avec les jeunes du forum Kafteji, où le principal objectif était de donner exemple à des jeunes prometteurs, car je crois à la motivation par identification. Hors, c’est en jouant au père avec des enfants, que j’ai découvert l’existence du père de la classe « A » Tunisienne. Là les rôles se sont inversés, je suis redevenu l’enfant qui se doit de prouver ou de rendre quelque chose à un père.

La position que je suis allé chercher avec la création de la 5ème entreprise est très prétentieuse. Je la piste déjà depuis des années, comme un loup blanc qui suit sa proie jusqu’épuisement. Le déclencheur qui a fait que je me suis précipité sur cette proie monstrueuse en février de cette année, c’est sans doute l’admiration que j’ai eu pour ce Veil homme malade et la joie d’avoir connu l’existence d’elle telle énergie positive. Cette énergie qui se transmet par le respect et l’admiration et qui fait bouger des montagnes.

Pour expliquer la difficulté de l’action, il faut s’imager que chaque décision que vous prenez à un effet, mais un effet qui peut être instantané comme à retardement jusqu’à plusieurs mois plus tard. La difficulté consiste à bien approcher les dates des effets pour qu’ils tombent au bon moment.

Imaginez par exemple une voiture qui ne tourne à droite que 3 minutes plus tard, si vous vous plantez sur l’anticipation, vous n’aurez plus qu’à la regarder rentrer dans le fossé, sans rien pouvoir faire. Ça c’est déjà difficile, alors imaginez maintenant que vous avez aussi des décalages sur les freins, les accélérateurs, les vitesses et que les retards deviennent changeants, suivant le temps qu’il fait dehors. C’est un peu trop imagé, toutefois ça donne une idée de la difficulté.

Maintenant pour avoir une idée de l’effet que cela peut procurer au niveau des sensations, imaginez que vous êtes dans un avion à 11 000 m d’altitude, que les réacteurs sont à l’arrêt, qu’il faut faire un piqué pour redémarrer les réacteurs, que vous avez une idée théorique de la maniabilité de l’avion, mais que vous ne l’avez jamais essayé.

Bon, arrêtons avec ces images stupides et parlons plus concrètement de nos actions.

Si aujourd’hui, j’ai prie autant de temps pour écrire de nouveau, c’est que c’est plutôt un bon signe, car j’ai passé un mois et demi où j’ai même perdu mon assurance. C’est simple, je risquais d’imploser financièrement toutes les entreprises.

Aujourd’hui je ne peux pas garantir que nous sommes sauvés, ni que l’objectif est atteint, toutefois, ce que je peux affirmer, c’est que la nouvelle entreprise a marqué des points, prie des commandes et est appréhendée sérieusement par les acteurs du marché.

L’entrée est plutôt un succès, reste à transformer l’essai. Je pense que je vais encore avoir deux à trois mois où mon blog restera un peu délaissé.

Ceci dit, je ne manquerais pas de vous informer de la suite, voir même débattre sur le sujet.

Et lorsque je retirerai la photo du monsieur en haut à droite, c’est que l’objectif est atteint.

Pour l’instant je crois pouvoir l’annoncer à mars 2008.

A+

mercredi 19 septembre 2007

L'avion du président

Relais d'une info crédible.

http://astrubal.nawaat.org/2007/08/29/tunisie-avion-presidentiel/

mardi 21 août 2007

Afghan Alphabet

Encore une vidéo empruntée au blog ami clair-obscur.

L’école en Tunisie n’est heureusement pas encore arrivée à ce niveau d’abrutissement. Toutefois si nous voulons que les jeunes deviennes des créatifs en Tunisie, il faudrait faire attention a ce que dans leurs premières années de scolarité, ils puissent être plus entreprenants et plus contestataires qu'actuellement et supprimer l’endoctrinement politique.

Même si c’est au risque de les voir ridiculiser ceux qui on sont encore à l’âge du 7 nombre 1987.

dimanche 19 août 2007

La Presse - A la Une

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais depuis quelques jours, le première l'article toujours consacré aux louanges à Ben Ali a systématiquement un problème.

Déjà que c’est très dur à lire le langage bourourou, il y a en plus systématiquement une grosse photo de Ben Ali, une photo tellement grosse qu’elle ne laisse pour le texte, la place que pour 1 mot par ligne.

Alors monsieur le rédacteur en chef, je ne sais pas si le ministère qui vous livre vos articles déjà rédigés, vous impose la mise en page ?

Si c’est le cas, pouvez vous leur demander de réduire de beaucoup la taille de la photo, pour permettre une lecture plus rapide des articles.

Sinon, pouvez-vous prendre l’initiative de réduire vous-même les photos du grand président éclairé.

Merci Missiou :-°

La police politique

il faut que je puisse voir ce film...

plus de détails dans le Blog de clairobscur : http://clairobscur.bloguez.com/

Notre amie la Mauritanie

Voila un article d'un blog, qui parle des liens entre la Tunisie et la Mauritanie.

http://www.cridem.org/modules.php?name=News&file=article&sid=3682

Et lorsque l'on sait que le beau fils de Ben Ali fait des affaires de télécom en Mauritanie, ça pourrait peut-être aider les Hommes responsables dans notre pays, à se dire que peut-être là on serait allé trop loin.

Outre passer l'état de droit, serait prendre la responsabilité d'effondrer la république.

http://x-ould-y.blogspot.com/

jeudi 16 août 2007

Repause, face à la mer



mercredi 15 août 2007

Pourquoi montrer ce que l'on donne?


Non non non, ce ne sont pas des épiciers en cravate et cet étalage achalandé n’est pas une nouvelle épicerie du souk Tunisois.

Rassurez-vous pour vos courses du ramadan, vous n’aurez pas à aller sur les pistes pour vous approvisionner.

C’est une manière très maladroite de communiquer sur les dons organisés, bien évidement, sur les instructions bien vaillantes de la présidence.

Parfois je me demande, si les erreurs de communications sont dues au fait que l’on communique à une certaine catégorie de la population, ou bien à une incompétence manifeste.

J’aimerais bien que le cas 1 soit vrai, ceci dit je doute de plus en plus et plusieurs indices laissent à penser, que nous avons bien 50 ans de retard dans notre communication officielle.

mardi 14 août 2007

Immense fierté ... blablabla...du changement.

Louages et gratipocrisie en cascade dans nos journaux.

L’objet de cette propagande est simple : Prendre de vitesse d’éventuels débats sur le sujet, un à un l’ensemble des organismes subordonnés à la bienveillance de l’état, lui faire dire qu’il est unanimement pour Ben Ali 2009.

Ainsi, toute personne crédible qui souhaiterait se présenter aux élections se trouve ainsi neutralisée. Si jamais l’idée venait à l’esprit du premier ministre, de président de l’assemblée, ou au ministre de l’économie de se porter candidat, celui-ci serait vite marginalisé et écarté.

Une fois cette compagne de candidat unique gagnée deux ou trois ans avant les élections, toute personne sensée qui se trouverait à choisir entre rien et un président, fusse-t-il indésirable, ne peut que laisser faire un remplissage des urnes.

Oui, Ce que l’on appel en langage standard d’élection, c’est en réalité d’une formalité qu’il s’agit, garantie par un quasi monopole d’un seul personnage sur tous les médias, les affiches dans les rues, dans les boutiques, ainsi que par une main mise sur toute forme d’associations et organismes publics ou privé.

Alors, l’erreur que peuvent faire les faiseurs de princes, c’est de penser qu’en réitérant la candidature unique de Ben Ali, ça va de nouveau passer normalement.

Et bien messieurs, vous faites un mauvais calcul, même si vous obtenez le feu vert de toutes les puissances que vous voulez.

C’est une erreur que nous ne pouvons pas nous permettre et que je ne laisserais pas faire, sans rien faire.

Nous ne pouvons pas attendre et dépasser l’échéance de 2009 pour faire table rase sur les pratiques d'un autre temps. Nous devons changer de président et écarter l'affairisme qui plombe notre pays et qui la retient dans le club des pays sous-développés.

dimanche 12 août 2007

Fête de la femme (2)



Bonne fêtes aux femmes de la république, représentée sur cette photo, par l'une d'entre elles.

vendredi 10 août 2007

Surprise

Surprise, je suis tombé sur un lien, si vous regardez cet article de La presse, en bas, vous trouvez l'adresse de mon blog.

http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=28&news=54596

Vu ce que j'écris, je pense que l'on peut dire que la glace est brisée et que rien n'est plus impossible.

Il n’y en a pas autant que pour notre ami Zizou, toutefois ça fait déjà plaisir et ça redonne du courage et le cœur à l'ouvrage.

mardi 7 août 2007

Projet Lac Sud


La photo me fait rire plier de rire, elle n'est là que pour se moquer de nos journaux, dont La presse.


Fait-il ce taire et laisser l’argent du Golf arroser les pieds arides des Tunisiens ? Ou faut-il critiquer ?


Quel est l’objet de la transaction ?


Vu coté investisseur :


La Tunisie donne a l’entreprise émiratie, un emplacement de choix sur la région de Tunisie 8,4 millions de m², pour 1 dinars. Aménagé, sans être aussi spéculateurs que les propriétaires de la région nord de Tunis, une fois aménagé, le terrain sera valorisé à 1000 dinars le m² au pire. Soit un total de ~8 milliards de dinars.

Sur cette même surface l’entreprise y implantera une ville de 300 000 à 400 000 habitants. Ce qui veut dire en gros, réaliser environ 8 millions de m² de constructions. A la vente, sans être aussi spéculateurs que les propriétaires que les tunisiens moyens, le m² sera valorisé à 10 ans, à 2000 dinars. Soit un total de ~16 milliards de dinars.


La valorisation totale des biens de l’entreprise émiratie sera normalement sécurisée à environ 26 milliards de dinars à 15 ans, pour un investissement de 18 milliards de dinars. Ce qui représente un placement garanti minimum à 2 % environ. Je ne refais pas de détails pour estimer la valorisation au mieux, normalement la limite devrait que trouver autour des placements à 25% par an.


Beaucoup d’arrondis dans les estimations, mais il ne faut pas m’en tenir rigueur.


Sauf accident majeur de parcourt le la Tunisie, les émiratis placent là, à long terme sécurisé, leur argent avec un rendement introuvable sur les bourses mondiales.


Le résonnement pour les autres investissements en Algérie et au Maroc, c’est la même logique qui prévaut. C’est aussi vrai pour d’autres pays où les investissements existent aussi (Mauritanie, Sénégal, …). Où est le gain dans ces pays là, me diriez-vous ?


Et bien dans la spéculation sur les terrains. Les projets immobiliers sont souvent accompagnés de prise de contrôle de terrains, qui encerclent des positions stratégiques dans le développement des villes. Vu que ces investisseurs misent sur le long terme 20 ans et plus (l’après pétrole), d’ici là, vu la vitesse à laquelle les villes du tiers monde s’accroissent, les terrains isolés deviennent très vite constructibles et très prisés.


Cette technique ils ont du l’apprendre, depuis qu’ils placent leur argent dans les parcs Disney :), puisque ça ce passe comme ça chez l’oncle Mickey.


Vu Coté pays d’accueil :

Concrètement, au delà d’un projet d’aménagement de territoire, quels sont les points positifs ?
Les états, souvent surendettés, ne peuvent plus se permettre de se lancer eux même dans des projets titanesques. La banque mondiale veille aux grains et les pays doivent tous réduire leurs dépenses pour limiter leurs endettements et rehausser leur solvabilité. L’alternative qui consiste à avoir recourt à des investisseurs privés, leur permet de financer leurs besoins en infrastructures indispensables à leur développement.


L’autre avantage, est que même si l’état avait recourt à des emprunts, pour revendre ensuite les biens, la probabilité de ne pas pouvoir revendre à un prix qui permettrait le remboursement du crédit est trop forte. Car la viabilité économique d’un projet, dans cette multitude de nouveaux projets est très incertaine. Les agents économiques économique qui s’intéresseront à l’achat du construit, ne le verront que si la conjoncture est favorable pour leur activité.


On voit donc, que ce type de solution c’est la solution du pauvre, qui ne peut prendre de risque à investir sur ces terres et qui confie ça à un riche qui ne se souci gère du court terme et des conjonctures défavorables.


Le flux de l’argent :


Sur les 18 milliards de dinars de mis sur la table, si nous ne prenons pas en compte les commissions directes et indirectes des arrosages divers :
- une grande partie retourne aux pays producteurs de pétrole, avec l’énergie consommée pour réaliser les constructions et les matières premières et une autre partie, revient aux pays producteurs de fournitures et machines outils de la construction.
- Il ne devrait rester à la Tunisie que la dernière partie qu’est la rémunération de la main d’œuvre.


En gros, il devrait rester après construction, en Tunisie qu’environ 1/3 du montant (6 milliards de dinars).


Elle devrait récupérer aussi, une grande partie du prix de vente des constructions, dans la mesure où les acheteurs seront d’abord étrangers et émigrés.


Donc, globalement, si les tunisiens ne transforment pas leurs devises en voitures, ordinateurs, fringues et autres objets importés, il devrait rester dans le pays l’équivalent de l’investissement.
Les retours :


Le principal retour escompté, c’est l’activité économique que doit représenter une ville de cette taille et l’entrée en devise. Cette dernière pourrait être évaluée, suivant la nature des projets, entre 0,5 et 1,5 milliards de dinars par an.


Le coût :


Les Tunisiens, ne seront pas impactés de ma même manière par le nouveau projet:


Les propriétaires : certains vont voir leurs constructions concurrencée et décotée par les nouvelles constructions concurrentes. Autres aux contraires vont voir leurs biens réévalués par l’engouement que pourrait susciter le nouveau projet.


Les investisseurs : dans les autres quartiers, ils vont subir indirectement les frais du nouveau projet. Comparé au prix d’achat qu’ils peuvent avoir aujourd’hui, pour réaliser leur travaux d’agrandissement, de réhabilitations, tous sera plus cher car plus rare (l’architecte, le bureau d’étude, la matière première, la main d’œuvre spécialisée…). De plus leurs ouvrages seront dévalorisés par une finition de moins bonne qualité, puisque tout ce que la Tunisie compte d’artisans qualifiés seront sur le nouveau projet. A terme les investisseurs ne s’y retrouveront qu’à la fin des travaux de ce chantier de 15 ans, où des gens sortiront sur le marché plus qualifiés, plus spécialistes et en surnombre.


Les consommateurs : les tunisiens qui n’ont rien à construire et rien à faire valoriser, subiront eux aussi à deux niveaux différents l’impact de ces travaux. Ceux qui profitent directement ou indirectement des travaux, par la hausse de leurs revenus, vont surconsommer et mieux vivre. A l’inverse ceux qui ne profitent pas directement ou indirectement des revenus des travaux vont subir l’inflation induire par la surconsommation des autres et par la rareté de certains produits de consommation courante.


En résumé : Les travaux vont générer un étirement des revenus entre les plus riches et les plus pauvres. Les plus pauvres et les moins qualifiés seront ceux qui subiront le plus l’inflation sans voir leur revenu augmenter d’une manière significative. Par contre les plus riches et les plus qualifiés tireront profit de ses investissements par leurs participations directes ou indirectes au projet.


Et suivant la maitrisse qu'auront nos spécialistes et de nos politiques, les effets negatifs seront plus ou moins contenus.

lundi 6 août 2007

La douane

http://stranger-paris.blogspot.com/2007/02/la-corruption-et-la-douane-tunisienne.html

Vous pouvez aller voir, je suis totalement d'accord avec lui, c'est sur le problème des douanes.

dimanche 5 août 2007

Honte à nous



Avant d’aller au festival de Carthage hier, je suis passé faire un tour sur la plage dans la soirée.
C’est à quelques mètres du palais de la présidence que cela se passe.

A partir de la gare et jusqu’aux pieds des gardes du palais, coté plage, les bouteilles jonchent le sol.

Je n’ai jamais vu autant de concentration de bouteilles au sol.

Pourtant sur les cotés de la plage, il y a deux cages à bouteilles presque vides.

La plage est couverte de sacs en plastiques, de sacs de chips, de bouteilles de tous genres, c’est une vraie poubelle et une vraie honte. Je me demande comment on peut prendre plaisir à emmener ses enfants, jouer dans une merde pareille.

Pourtant le paysage est magnifique et sans un hôtel délabré pour gâcher la vue, la plage pourrait faire des malheurs entre d’autres mains.

Bon devant le palais la route était propre, mais quelle honte, et dire que l’on a reçu Sarcosy avec notre maison sale. Et si l’idée de faire un Jogging avec notre président sur la plage lui avait pris, on aurait été la honte de la prochaine beuverie du G8.

samedi 4 août 2007

Ils donnent leur salaire à papa et maman



Certains jeunes (filles comme garçons), qui travaillent avec nous, donnent leur salaire à papa et maman.


Plus ils gagnent leur vie, plus ils trouvent de personnes à charge.


Qu'en pensez vous? quelle est la limite?

vendredi 3 août 2007

Le 3 Août Jour férié


Bourguiba, comme le montre ses interventions, avait une très haute opinion de sa personne. Et son jour de naissance était férié dans le pays.


Je n’ai pas vraiment de nostalgie de se jour férié, car ça fait partie des mauvais cotés de l’histoire, qu’il faut oublier.


Ceci dit, j’ai plus d’estime pour ce jour que pour le 7 novembre, que l’on nous place dans toutes les rues, tous les monuments du pays, voir même la télé, les avions tunisiens font allusion au 7.
Toute cette mascarade autour du 7 est déprimante à la longue et donne la nausée.

Si vous avez l’occasion un jour d’entrer dans l’aérogare 2 de Tunis, vous tomberez sur le comble du ridicule. Je ne parle pas du parking géré par les Trabelsi, des charters gérés par les Trabelsi, ou de la connexion internet payante géré par les Ben Ali, mais du gros portait à l’entrée de l’aérogare. C’est un mauvais gout, aussi affreux que l’avion violet à l’entrée de la zone de l’aéroport.


On finirait par regretter la statue du combattant suprême et le jour férié du 3 août, malgré l’aversion que l'on peut avoir pour le culte de la personnalité.

Mon comptable


Mon comptable, que j’aime bien, me pose un problème.

Pas par rapport au travail, pas par rapport au relationnel, les rapports sont très bons.
Le problème de mon comptable c’est qu’il ne serre pas la main de mes collaboratrices.

La question que je pose ici, c’est jusqu’à où peut-on accepter la différence ?
Parce que pour moi ceci peut-être être une raison suffisante pour changer de fournisseur.

Qu’en pensez-vous ?


Une maman poule


Pour illustrer ce que l’on a dit dans l’article :
http://tun-68b.blogspot.com/2007/07/pourquoi-sommes-nous-moins-performants.html

Une maman, vient de nous contracter, elle cherche un emploi pour son fils qui a 25 ans.

Question : Pourquoi c'est vous qui nous contactez?
Réponse : "je travaille dans l'administration et je peux utiliser le téléphone".

Je suis mort de rire.

mercredi 1 août 2007

Les plus beaux jours de ma vie

39 ans, aujourd’hui, je me retourne et constate que j’ai vécu les plus beaux jours de ma vie ces deux ou trois dernières années.

Si le paradis existe et que l’on y vie que l’on ne vie pas sur Terre, il ne devrait plus rester beaucoup de choses à vivre dans mon paradis à moi et l’intérêt que pourrait sicciter le paradis dans mon imaginaire se trouve pulvérisé.

Au-delà de mon autonomie financière que j’ai réalisé depuis déjà plus de dix ans, où aucun de mes désirs ne se trouve limité par mes moyens (il faut dire que je suis un paysan de nature et que je n’ai aucun désir vraiment matériel, ni belle voiture, ni grande maison, ni voyage, ni femme), non rien qui demande des fortunes.

Au-delà de la découverte du monde où j’ai eu le plaisir, en 1 an, de me rendre de temps en temps au nord de la Finlande, en Estonie, en Russie, au Kenya, au Burundi, au Gabon, au Togo au Benin, Au Sénégal, mais aussi régulièrement en Tunisie.

Au-delà de la vie de famille, qui malgré un divorce ce porte bien.

Au-delà d’une vie sexuelle aux milles et une découvertes.

Il y a, ce qui me semble le plus important, c’est la chance d’avoir rencontré des gens aussi divers et intéressants les uns que les autres. Ce qui m’a fait le plus de bien et de plaisir c’est de découvrir que parmi les tunisiens aussi, et malgré tous il existait des gens extraordinaires.

Il y a aussi le plaisir que j’ai eu de retrouver la Tunisie du printemps, la Tunisie verte celle dont les odeurs et les couleurs étaient restées encrées dans mon imaginaire depuis ma première enfance.

Ces deux derniers points me comblent d’une énergie positive, qui alimente le moteur de mes projets professionnels.

Je voudrais remercier tous ceux, qui de part leur participation, ont contribué à l’émergence de ce cadre de vie et je voudrais de tous cœur être de ceux qui contribueront à enrichir ce cadre de vie et le protéger de tous ceux qui voudrait bien le plonger dans l’obscurité de l’ingrisme de l’isolement.

dimanche 29 juillet 2007

Pourquoi Tunis n'est pas la plus belle ville du monde?


L'une des raisons qui fait que Tunis n'est pas la plus ville du monde, c'est qu'il est presque impossible de voir des amoureux s'ambrasser dans la rue.


C’est lié à la Dictature. La dictature de ceux qui luttent pour la liberté de la femme à porter de voile et qui fusillent du regard la moindre épaule de jeune fille découverte.

Alors, amoureux de la liberté, venez plutôt rejoindre ceux qui défendent vraiment la liberté, plutôt que ceux qui veulent la voiler.

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Cette photo vous dit quelque chose? Elle a fait le tour du monde.

Et bien pour promouvoir ma manière de voir les choses, sur ce sujet en particulier, je lance un concours photo du plus beau bisou dans la ville de Tunis (y compris le grand Tunis).

Le premier prix sera de 1001 Dinars pour la plus belle photo.

Le cadre doit être impérativement la rue, avec si possible un symbole qui marque l'identité de la ville.

Modalité à suivre..., date de remise des photos entre le 15 novembre de le 30 novembre 2007, remise du Chèque le 01 janvier 2008.

Ne peuvent participer que ceux qui ont leur résidence en Tunisie.

mardi 24 juillet 2007

50ans de république

L'arrivée de la premiere génération :

http://www.dailymotion.com/relevance/tag/bourguiba/search/bourguiba+/video/xtjr2_independance-de-la-tunisie_blog

L'arrivée de la deuxième génération :

http://www.dailymotion.com/relevance/tag/bourguiba/search/bourguiba+/video/x2j7un_bourguiba-la-chute_politics

L'arrivée de la troisième génération :

La troisième génération de cerbères de la république est là, elle s’apprête à assumer ses responsabilités avec appréhension.

L’ampleur de sa tache va être lourde et sans doute bien plus compliquée que celle des deux précédentes générations.

Il faudra avoir un moral d’acier et un idéal inébranlable pour surmonter les difficultés.

Et bien cette génération est la mienne et j’espère qu’elle sera à la hauteur de l’espérance de cette nation.

Vive la république.

lundi 23 juillet 2007

Conférence de la société civile sur le rôle des associations et organisations nationales dans la préservation des acquis de la République

De nombreux Témoignages dans La presse à la gloire de la république : Najet Ben Moussa, présidente de l’Association de lutte contre les maladies chroniques (Alms) ; Dhafer Letaïef, président de l’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse ; Imed Chaker, président de l’Union nationale des Aveugles ; Naoufel Ayachi …

Or, leur soutien est bon-gré malgré eux, détournée à des fins de propagande pour une présidence éternellement repoussée.

Alors que nous fêtons la république, c’est un système type royaume du Baye que l’on nous propose : une cour affairiste et des compromissions...

A tous ces gens et à d’autres, je leur demande de se tenir à distance des affairistes. Car l’état n’est pas l’affairisme.

Les affairistes vous chantent ce que vous comme moi voulons entendre, mais c’est le contraire qu’ils appliquent :

Ils glorifient la république et instaurent une presque monarchie.

Ils glorifient la tolérance et ne supportent aucune opposition.

Ils glorifient la l’éducation et n’hésitent pas à fermer les écoles lorsqu’elles génes leurs intérêts.

Ils glorifient la libre entreprise et ruinent toute esprit d’entreprise en s’accaparant tous ce qui source de revenu.

Ils glorifient la justice et ne se soumettent pas eux même aux mêmes règles que les autres.


Non camarades ces gens là ne sont pas pour nous, les affairistes ne sont pas l’état, ils jouent un double jeu et voila la chanson qui va avec le texte :


http://www.dailymotion.com/relevance/tag/TAHA/search/taha/video/x1e4by_ecoute-moi-camarade-rachid-taha_music

En quoi l’intégrisme islamiste et le fascisme Nazi se recoupent




Si vous écartez les fous de guerres, les assassins d’enfants et les déséquilibrés mentaux, on peut tout-de-même constater chez les islamistes de nombreuses valeurs communes avec les nazis :

Comme les Nazis, les intégristes islamistes réussissent dans leur pays à s’imposer comme des patriotes révoltés par les agissements de républiques indignes, ce qui leur vaut la sympathie de tous les nationalistes.

Dans la vision nazi du monde, fondamentalement dominée par le constat darwiniste de la lutte des espèces pour la conquête d'un «espace vital». Seules les «races» humaines les plus fortes, les plus « pures », en tête desquelles Hitler place les Aryens, parviendront selon eux à s'imposer dans cette lutte impitoyable pour la survie. Il en est de même pour les intégristes islamistes, obsédés par le jugement dernier, fondamentalement dominée par le constat qu’il n’y a de salut que pour les seuls croyants les plus pures, en tête de quoi ils placent le musulman intégriste.

La similitude entre le classement des races chez les nazis et le classement des religions chez les intégristes islamistes ne s’arrête pas là, puisque les Nazis considéraient les races les plus « bases », comme une menace dangereuse car elles risquent d’affaiblir la «valeur raciale». Les intégristes islamistes eux considèrent les non musulmans, voir même les non intégristes, comme une menace dangereuse car ils risquent d’affaiblir « pureté de la croyance ».

Les Nazis doivent leur ascension à un Führer, le «guide», autour de qui ils organisent un rituel sophistiqué ; l'usage du salut hitlérien et l'application du principe du chef. Il en est de même avec les intégristes islamistes comme avec les titres tels que « guide de la révolution »….

Dans les deux cas, il s’agit de mouvements sectaires et qui ne peuvent trouver d’appuis dans leur nation, qu’en étant en guerre contre ceux qu’ils excluent de leur groupe de population.

dimanche 22 juillet 2007

le plus beau pays du monde !


Je viens de contacter une des personnes qui travaille avec moi en Tunisie, qui êtait dans une piscine à quelques mètres de la plage et qui me disait qu'elle a l'impression de vivre dans le meilleur pays du monde.

Cela m'a fait chaud au coeur et me donne du courage pour travailler un dimanche dans mon bureau à 2000 km de là. (rire)

Il faut dire aussi, que je suis tellement gêné les autres périodes de l’année par une atmosphère déprimante, qui affecte tous les jeunes qui voient leurs amis partir à l’étranger, surtout en septembre.

Alors, je ne peux pas me retenir de me réjouir, sachant que cela ne va pas durer.

Et comme je vais les rejoindre dans une semaine, je ne peux pas me plaindre de ce qui m’arrive aujourd’hui, car je ne suis pas celui qui a le plus mauvais rôle.

Il faut dire aussi, que toutes les armes sont permises pour donner envie à ceux qui sont à l’étranger pour venir entreprendre en Tunisie . Y compris la nostalgie, surtout en cette période de congés.(très gros rire ... sarcastique)

samedi 21 juillet 2007

Message des participants à la conférence sur le transport et l’exportation

Engagement à promouvoir l’entreprise et à gagner le pari de l’exportation
• Appel à Ben Ali à se porter candidat à la présidentielle de 2009
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu des participants à la conférence nationale sur «Le transport et l’exportation : réalité et perspectives», tenue jeudi sous la présidence de M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, … En conclusion, ils appellent Ben Ali à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2009 dans le noble but d’enrichir davantage l’œuvre de développement dont la Tunisie cueille d’ores et déjà bien des fruits dans tous les domaines.


Ça recommence, ...
c’est vraiment insulter notre intelligence, que d’instrumentaliser à ce point toute forme d’organisation, d’organisme, public ou privé pour encore une fois de plus nous polluer la tête avec une propagande d’un autre âge.

Je crois qu'une fois de plus, on va être obligé de trouver des médecins volontaires pour changer de président.

Alors s'il y a des jeunes qui font des études de médecines, je souhaiterais que les volontaires se fassent déjà connaître au 00 216 07 11 19 86.

vendredi 13 juillet 2007

Sud Sud

L'un de mes clients est d'accord pour que je programme l'entrée d'entreprises Tunisiennes ou Marocaines en Afrique subsaharienne.

Et bien figurez vous que je suis bien emmerdé, car pour l’instant, je ne sais pas comment m’y prendre pour ne pas le décevoir.

mercredi 11 juillet 2007

L’union méditerranéenne !

Vu coté sud et vu coté nord, on ne parle pas de la même chose.

Coté nord on a besoin d’un espace unique pour optimiser les marchés des gros groupes Européens.

Coté sud c’est l’illusion de pouvoir accéder à une part de marché des voisins.

Alors :

- La vision coté nord elle tient la route, d’ailleurs les américains proposent quelque chose du même type, pour leurs grands groupes à eux.

- La vision coté sud, pas vraiment, du moins pas pour tous, car en raison du faible niveau politique dans chaque pays, du faible niveau de transparence dans chaque pays, du faible niveau de l’offre et du manque de moyens, l’efficacité d’une telle union est quasiment nulle.

dimanche 8 juillet 2007

Pourquoi sommes-nous moins performants en équipe !

Notre enfance est fortement marquée par les rapports entre parents. Ainsi, lorsqu’un jeune homme rencontre une jeune femme, il y a une présentation qui se fait entre les familles.

Dans cette phase la fille vient, suivant le lien qu’elle a avec son prétendant, plus ou moins soumise à la mère. Si les liens entre le fils et la mère sont forts, la prétendante vient à plat vendre et fait preuve d’une soumission et d’une vigilance crue devant la reine mère.

Une fois le contrat en poche, la jeune fille va mettre en œuvre sa stratégie de prise de pouvoir et là commence les tentatives du genre « tu as vu que ta mère me fait », « tu as vu ce que ta mère me dit », parfois même « tu as vu ce que ta sœur me fait »…

Les rapports femme/mère sont souvent équilibrés, jusqu’au jour où madame arrive à obtenir le grâle « le premier enfant », à partir de là la jeune femme prend le pouvoir et c’est sa belle mère qui vient lui baiser les pieds en signe de soumission.

Pour marquer sa toute puissance la femme impose « je ne veux plus les voir », « je ne suis pas bien chez elle », « je ne veux pas manger chez eux ils veulent m’empoisonner »… Au final tous les couples finissent par ne plus venir en vacance et week-end que chez la famille de la mère, celle du père est écartée.

A partir de là, la femme couve l’enfant et fait tous pour qu’il reste avec elle, jusqu’au jour où une plus jeune viendra lui prendre son outil de pouvoir.

L’enfant est entouré de toute l’attention, elle lui fait sa chambre, ramasse ses couverts derrière lui, couvre ses conneries devant les autres …

Ajouter à ça, le plus souvent le père abandonne son rôle de lien râlait, ce qui laisse l’enfant lié à la jupe de sa mère jusqu’à son mariage.

Lors de son enfance, l’enfant n’éprouve plus le besoin de composer avec les autres enfants, ni le besoin de prendre le risque d’aller vers les autres, puisqu’en rentrant à la maison il trouve toujours l’attention qui comble toute forme de manque de relation. Cela réduit considérablement l’aptitude de l’enfant à s’intégrer dans un travail de groupe.

Si en plus, dans la famille la culture est inexistante, les sujets de débats possibles se trouvent alors très limités et leur débat en groupe devient presque impossible. Cette forme d’« autisme » induit des troubles de comportement en groupe ; Certains vont faire les pitres pour se faire remarquer ; d’autres vont se terrer dans leur coin.

Chez les nouveaux couples, en milieu urbain ça change, de plus en plus souvent les femmes travaillent et sont obligées de couper le cordon, de même que les familles sont instruites et souvent le père accepte son rôle et comble sa femme d’attention. L’aptitude des enfants à exercer une activité en groupe se trouve alors beaucoup plus importante.

jeudi 5 juillet 2007

Les courses de patinage plus islamique que le patinage artistique?




Les changements que l'on peut observer dans la nouvelle manière de se dire porter les habits dits "islamique", c'est que le moulant ne pose plus de problème aux idéologues sectaires.

Autre positionnement tactique islamiste, pour gagner du terrain dans des populations jeunes et en recherche de repères, c'est d'avoir marqué des points en changeant les référents concernant la liberté des femmes.

L'image que nous avions en tête des femmes libres :




L'image islamiste de la femme libre d'aujourd'hui :


Il est clair, que dans le futur la conquête du corps de la femme sera un enjeu majeur de ceux qui veulent contrôler idéologiquement un pays.

Marquer des points dans l’éducation, afin de permettre aux femmes de disposer librement de leur corps, devient un objectif stratégique pour ceux qui veulent se préserver de toute forme d’obscurantisme.

Dans les couples « islamistes » ou la femme est éduquée et émancipée et respectée, les rapports aux valeurs les plus violentes défendues par les plus intégristes sont plus mesurées et plus distantes.

mercredi 4 juillet 2007

La succession

.
Que ce passera-t-il après la succession?

La situation politique actuelle résulte à la fois de l’équilibre des rapports de forces à l’instant T=1987, ainsi que des valeurs de la société de l’époque.

Si l’on veut se projeter dans l’avenir pour savoir qu’elle serait le portrait robot du troisième président, il faudrait s’imaginer quels sont des rapports de forces à l’instant T=2007 ou 2008, ainsi que les valeurs de la société d’aujourd’hui pour s’imaginer ce que pourrait être le troisième président de la Tunisie.

En résumé, le premier président tunisien jouissait une très forte légitimité, qu’il avait puisé dans la lutte pour l’indépendance et son programme était marqué par le progrès sociale et l’éducation.

Le deuxième président tunisien dispose de moins de légitimité et se trouve contraint d’utiliser l’argument sécuritaire pour justifier sa position et son programme est marqué par "l’aspiration à posséder" de sa génération , une génération avide d’infrastructures et de biens.

Le troisième président tunisien disposera d’encore moins de légitimité et se trouvera contraints à plus de compromis et son programme sera marqué par ...

A vous de trouver la suite !

mardi 3 juillet 2007

Modèle économique : Le Souk Moncef Bey ou celui d’El Jem

Ce n'est pas écrit dans le XIème plan que le Souk Moncef Bey est un modèle économique pour la Tunisie de demain, toutefois le nouveau président a pris l'habitude de se permettre quelques écarts d'interprétations par rapport à la vision de son prédécesseur. Il a lui-même « donné l’ordre que l’on reconstruise le premier souk après un incendie ».
On peut citer parmi quelques autres détournements du programme économique, celle qui consiste à interdire l’importation de produits textiles étrangers, qui est contournée par une adaptation de la notion de « fripe de luxe » comme disent certains qui a achevé un certain nombre de producteurs et vendeurs de produits locaux.
On peut aussi comparer le programme immobilier tunisois d’origine et celui qui est réalisé aujourd’hui, où les m² d’espaces verts sont comptabilisés dans les surfaces de rétention des pluies.
Après les tablettes de chocolats, les bouteilles de gaz, internet puis les fripes, la famille qui ne se cache plus de ces pratiques douteuses, s’attaque aujourd’hui à l’éducation avec la fermeture du lycée Luis Pasteur, remplacé par celui de madame.
Aussi grave, puisque ça va ruiner l’image des techniciens tunisiens, les Trabelsi viennent d’ouvrir un bureau d’études qui déjà fleurie de commandes, commandes plus ou loin liées aux marchés publiques bien entendu : Les autoroutes entre l’Algérie et la Tunisie aux visés sur le projet du lac sud, les Trabelsi sont devenus, en un clic de souris, les champions de la construction en Tunisie. Les Ben Laden n’ont qu’à bien se tenir.
Après avoir détruit la forêt de l’économie on s’attaque à sa racine (l’éducation). Celle qui a fait jusqu’à présent que la Tunisie a gardé une narine au dessus de l’eau.
Et bien, si vous aimez vous enfants, s’il vous faut chercher au font de vous-même le moindre courage pour incité Ben Ali à démissionner, c’est maintenant qu’il faut le faire, car plus tard ça sera déjà tard.
Sans doute, que l’on vous flatte dans Lapresse, chaque journée, sur les prétendus admirations de la réussite de la Tunisie. Sans doute, que comme moi, vous partager les idées des brillants économistes que l’on vous exposent à longueurs de journée sur ce qu’il faut faire pour atteindre le Gap du développement. Mais détrempez vous, on vous chante ce que vous voulez entendre pour vous endormir.
Notre pays est menacé dans ce qui a fait sa survie. Ceux qui ont fait ça survie. Je pense à ceux qui ont planifié notre avenir ceux qui se sont sacrifiés pour que vous fassiez des études.
C’est déjà très dur de remonter une pente lorsque l’on a peu de moyens, mais si la pente est savonnée par le discrédit total, le parcourt devient impossible à faire.
La Tunisie ne peut se faire une place dans le marché mondial, que si elle fait preuve de la même rigueur que les autres, mais aussi qu’elle dispose du même crédit que les autres.
A défaut de quoi, elle sera toujours sous-cotée, donc terre d’où l’on s’exile.

lundi 2 juillet 2007

Une première.

Voilà, c’est la première fois qu’un client m’invite en Tunisie et j’ai accepté. Ce week-end, on est intervenu chez un industriel Tunisien, dans le cadre d’un projet d’extension d’une unité de production.
Plutôt positif comme intervention.
Ça fait maintenant qu’un an et demi que l’on est en Tunisie et malgré les projets et malgré les 15 personnes qui peuplent les bureaux, je n’ai jamais eu un sentiment de fierté aussi fort que cette fois.
Pour la première fois, j’ai l’impression de contribuer, non seulement à sécuriser des investissements réalisés dans un secteur d’activité stratégique, mais aussi la conviction que notre présence en Tunisie encouragera les multiplications des projets dans ce secteur de l’industrie.

mercredi 27 juin 2007

Bourguiba et la palestine

http://www.dailymotion.com/relevance/tag/habib/search/bourguiba/video/xhs9l_batons-rompus-avec-bourguiba

http://www.dailymotion.com/related/829785/video/x1fmjg_bourguiba-parle/1


C'est incroyable la chance que l'on a eu d'avoir cet homme.

mardi 26 juin 2007

liberté de parole?

Le premier 1er juillet liberté de parole, sauf dans mon blog, où je limite ma liberté de parole aux autres jours de l'année.

Pourquoi je ne suis pas pour la liberté de parole?

Simplement parce que lorsque la liberté de parole ça ne se demande pas, ça se prend et ça s'assume.

Je ne suis pas pour la liberté de parole, lorsque la parole est pleine de haine et de frustration, je ne suis pas pour la liberté de la parole lorsque l’on caresse le peuple dans le sens du poil, pour en tirer un profit ou une gloire.

Non je ne suis pas solidaire, je suis allergique au manque de courage, à ceux qui ont besoin de la couverture des autres pour avancer.

Vive la république, vive la liberté.

samedi 23 juin 2007

Economie : Les pouvoirs publics face au casse-tête de la création d’entreprises

http://www.webmanagercenter.com.tn/management/article.php?id=29705

Résumé : On se casse la tête sur la création d’entreprise.

Je ne crois pas que l’on se soit vraiment cassé la tête, pour favoriser la création d’entreprise. La première mesure qui serait efficace pour favoriser la création d’entreprise c’est de mettre à terre ceux qui profitent de leur lien avec la présidence pour mettre la main sur les ressources du pays.

C’est bien beau de demander aux gens de prendre des risques pour entreprendre, lorsque tous ce que la Tunisie compte de source de revenu est réservé à quelques individus poches d’une manière ou une autre de ceux qui détiennent les pouvoirs publics.

vendredi 22 juin 2007

Fin de stage des deux jeunes de l'ENIT


Les deux jeunes de l'ENIT, qui ont fait leur PFE dans nos bureaux, viennent de terminer leur stage par une soutenance, où ils ont été à la hauteur de nos attentes.

Donc Felicitations.

Le lycée Louis Pasteur menacé de fermeture en Tunisie

"titre du journal Lepoint :
11/06/2007-18h06 - Rubrique coordonnée par Irène Inchauspé - © Le Point.fr
Femme d’affaires avisée, Madame Leila Ben Ali, épouse du chef de l’Etat tunisien et son amie Souha Arafat, veuve de Yasser Arafat, qui vit en Tunisie, ont l’intention d’ouvrir prochainement un lycée privé, "l’École internationale de Carthage". Une initiative louable, si dans le même temps, la première dame de Tunisie et celle qui le fut en Palestine n’avaient pas obtenu que le ministère de l’Éducation tunisien ordonne la fermeture du lycée Louis Pasteur. Cet établissement privé, dont la directrice et propriétaire est française, prépare aux examens d’État français et a le tort d’être fort réputé. L’École internationale de Carthage veut donc capter la clientèle des élèves de Pasteur et les professeurs qui, dans l’immédiat, résistent."


Ne rien faire, ou laisser faire serait tomber plus bas que terre. Il revient à chacun d'entre nous d'assumer ses responsabilités et d'agir pour que le font du gouffre ne soit pas atteint. A défaut de quoi l'impacte serait catastrophique.

mardi 12 juin 2007

La frustration sexuelle a un impact négatif sur la productivité

Ça aurait prêté à rire, si je n’avais pas réellement constaté dans mon entreprise, que l’absence d’activité sexuelle chez les jeunes de 20 à 30 ans, était une source de perte de productivité.


L’absence de vie sexuelle chez certains jeunes provoque des troubles de comportements, ainsi qu’un manque de confiance en soit, nuisibles à la productivité d’une entreprise.


Je ne suis pas en mesure de quantifier ces pertes, ceci dit je peux certifier de leur réalité.


En résumé, l’épanouissement sexuel, comme les autres formes d’épanouissements sont indispensables à la sortie du sous développement.

Et si le nombre de brevets déposés, par pays, était lié au niveau d’épanouissement sexuel, dans les différents pays, on devrait s’inquiéter gravement sur le l’épanouissement de nos compatriote.

dimanche 10 juin 2007

Fin de journée au forum de l’ATUGE

Je suis arrivé au forum de l’AUGE vers 16h00, là j’ai discuté longuement avec des jeunes de l’ETP, mon objectif était double, à la fois chercher à identifier les spécificités des jeunes de cette école, mais aussi la manière dont l’ensemble des jeunes étudiants tunisiens, en stage ou étudiant en Europe, appréhendaient leur environnement professionnel. Ce n’est qu’une première approche et je ne compte pas m’arrêter là.
Lorsque l’on est rentré dans la salle, mes yeux étaient fixés sur la porte d’entrée de la salle, où je scrutais l’invités comme un videur dans une boite de nuit. 20 minutes à scruter les gens qui rentrent et qui sortent de la salle.
A la conférence tripartite, on se demandait ce que les gens avaient à ce dire, temps ils étaient étrangers les uns pour les autres.
Il y avait dans la salle deux types d’offreurs, ceux qui veulent implanter leur entreprise dans un monde où les salaires sont moins élevés et ceux qui veulent prendre des parts de marché, grâce à du personnel à faible coût.
L’un comme l’autre n’avaient rien à proposer à des jeunes, qui pour grande partie, ne rêvaient que de faire fortune.
Alors, si j’ai conseil à donner aux organisateurs, pour ne pas voir leur forum se transformer en salon de l’emploi au rabais, ça serait de traiter dans leurs prochaines rencontres les vrais problématiques les jeunes étudiants et non des problématiques des entreprises. Je sais bien que c’est elles qui financent et que ce n’est pas simple de faire autrement.
Après la réunion, nous sommes sortis, en direction de la récréation finale où là aussi, mon regard était de nouveau porté sur celui des autres à longueur de fin de journée.
Non, je ne voulais pas y aller, toutefois je ne pense pas avoir perdu ma journée et certaines rencontres demandent à être approfondies.
En notera aussi que c’est le premier forum sans Mokhtar Laâtiri.

dimanche 27 mai 2007

Pourquoi les entreprises privées doivent-elles financer l'art et la culture?

Au-delà du vocabulaire la communication renvoie à des référents culturels et artistiques : littératures, citation, dictons, mimes, images…

Qu’il s’agisse de nouveaux mots composés, "faire le zouave" qui veut dire "faire le malin", ou de nouveaux mots créée Zouaver qui veut dire au Niger "magouiller en affaires". Le vocabulaire renvoi à des sens et ces sens ne sont compris que si vous avez connaissance du référent.

Et si je vous dis aller à « jdaida », il faut vraiment venir d’une région spécifique de la Tunisie pour comprendre que ça veut dire aller au bout du monde.

il ne suffit donc pas de connaître le vocabulaire, pour comprendre le sens de la communication, des divergences dans les référents peuvent être à la source de nombreuses incompréhensions pour des gens parlant une même langue.

Si vous êtes tunisien, il ne vous suffit pas de parler Français pour vous faire comprendre parfaitement par un Québécois, il vous faut connaître ses référents culturels. Ainsi une citation de trois mots dans une communication de trois pages peut contenir plus la moitié du sens du message. Ne pas en maîtriser le sens, peut vous induire en erreur dans la compréhension du message.

De nos jours, sont très rares, ceux qui citent Camus ou Sartre dans leur langage de tout les jours, la mode est plutôt à citer les guignols de l’info ou une expression publicitaire qui passe en boucle à la télévision. Et si je vous dis « A que coucou » vous comprenez sans doute de quel chanteur il s’agit.

Dans une entreprise, si l’on veut que les individus puissent se comprendre au mieux, il faudrait d’abord qu’ils aient une base commune de référents et que cette base soit la plus large que possible. Si l’on veut être une entreprise internationale, il faudrait que cette base soit non seulement reconnue au niveau mondial, mais aussi avec un spectre aussi étendu les champs de l’activité de l’entreprise.

Cette base, ce référent, c’est la culture et l’art. En dehors de la créativité que cela peut générer dans l’entreprise, l’art et la culture sont des vecteurs de productivité. Démonstration ci-après :

Supposons deux entreprises qui doivent produire, en un temps limité, un travail qui vaut 1500 points, avec une équipe de 9 individus de trois domaines d’activités différents.

Dans chaque équipe de trois individus, lorsqu’une personne connaît une information qui vaut 1 point, elle peut permettre à l’autre personne de reproduire se point si la communication entre eux est parfaite.

Dans la première entreprise les équipes sont composées d’une personne qui détient 120 points d’information, une autre à 100 points d’information et une troisième à 80 points d’information.

Dans la deuxième entreprise les équipes sont composées d’une personne qui détient 100 points d’information, une autre 60 points d’information et une troisième à 40 points d’information.

La deuxième entreprise a des équipes dotées d’un très bon niveau de communication 100% de l’information est transmise d’un individu à l’autre d’une même équipe et 75% de l’information est transmise d’une équipe à l’autre.

La première entreprise a des équipes dotées d’une communication plus médiocre 75% de l’information est transmise d’un individu à l’autre d’une même équipe et 50% de l’information est transmise d’une équipe à l’autre.

Donc pour la première entreprise :
Par individu on a :
Individu 1 = 120 +0,75 x (100 + 80 ) = 255 points
Individu 2 = 100 +0,75 x (120 + 80 ) = 250 points
Individu 3 = 80 +0,75 x (120 + 100 ) = 245 points

Par équipe on a :
équipe 1 = 255 +0,50 x (250 + 245) = 502,5 points
Équipe 2 = 250 +0,50 x (255 + 245) = 500 points
équipe 3 = 245 +0,50 x (255 + 250) = 497,5 points

Soit un total de 1500 points, produit par l’entreprise 1 avec un effectif d’une compétence initiale de 900 points

Pour la deuxième entreprise :
Par individu on a : 120 + 60 + 40 = 200 points

Par équipe on a : 200 +0,75 x (200 + 200) = 500

Soit un total de 1500 points, produit par l’entreprise 2 avec un effectif d’une compétence initiale de 600 points.

La première entre entreprise a une productivité de 1,66 et la deuxième de 2,5, en augmentant de 25 % la qualité de communication entre les individus d’une même entreprise composée d’une hiérarchie, on augmente de 50% sa productivité.

Si vous multipliez par n le niveau de hiérarchie, vous obtenez un effet exponentiel, et vous arrivez à la conclusion, que pour qu’une taille d’entreprise puisse exister dans un pays, il faut que dans ce pays, la capacité de communication doit être supérieure à un certain niveau.

d'où l'intérêt des entreprises qui veulent croitre et prendre de nouveaux marchés, d'accroitre la base artistique et culturelle des individus qui vivent dans l'entreprise, afin d'atteindre le niveau de communication requis.

samedi 5 mai 2007

Un Institut Montaigne Tunisien ? pourquoi pas ?

Qu'en pensez-vous?

lundi 30 avril 2007

La démocratie

Voila, maintenant quelques jours que j'ai trouvé un blog pour Ben Ali en 2009, vous trouverez le lien en bas à droite de mon blog.

Je veux bien reconnaitre qu’il a plus de chose dans son blog, toutefois, c’est sans doute plus facile pour lui de faire des copier/coller des articles de Lapresse.

Ceci dit, je peux constater maintenant quel est le niveau de dialogue dans ce blog.

Je vous avez invité à voter non à leur sondage, ceci dit leur sondage, ils l'ont supprimé. Et ensuite remis, donc vous pouvez de nouveau aller voter non.

Alors, quelques clichés dans ce blog :
- pas un commentaire, pourtant j'en ai posté quelques uns. Ça c'est pour la partie drôle.

- Par contre, le danger que l’on peut discerner dans ce blog, comme dans La presse d’ailleurs, c’est verrouillage utilisé pour lié tous ce que la Tunisie peut compter de bien, pour imposé aux Tunisiens une famille et l’affairisme,

Alors que l’idéal politique historique de la Tunisie est vidé de son sens par la mise en place de marionnettes muettes soumises, on veut nous faire croire que l’idéal national et républicain est encore vivant.

A force, il arrivera un jour où les tunisiens rejetteront toutes ses bonnes valeurs qu’ils n’arriveront pas à dissocier de l’affairisme et du clientélisme.

Dommage.

samedi 28 avril 2007

Hommage aux journalistes du grand capital

A tallinn, en Estonie, alors que l’on indique dans les journaux d’un déplacement d’une statue d’un mémorial soviétique fait l’objet de manifestation.
Hors, c’est du déplacement du tombeau des morts de la dernière guerre qu’il s’agit. Ce sont les os de ceux qui sont morts contre les nazis qui sont déplacés.
Lorsque l’on imagine le courage des hommes et des femmes qui ont stoppés les nazis à l’entrée de Stalingrad, nazis renforcés par plus de 60 000 Estoniens (10% de la population), on ne peut admettre qu’on laisse faire ce genre de choses.
Aujourd’hui, les estoniens veulent se payer une virginité en stigmatisant les russes, cela est simplement inacceptable. L’Allemagne qui a la présidence que l’union, n’a pas le droit de laisser faire, d'autant que pays démocratiques jouent les donneurs de leçons dans le reste du monde.

Notre Grand amie la république d'Argentine

Des projets de lois, portants ratification d'une convention de coopération judiciaire en matière civile et commerciale entre la république tunisienne et la République d'Argentine, a été adopté à l'unanimité par la chambre.

Ces projets s'inscrivent dans le cadre d'une convention de coopération judiciaire en matière pénale entre la république tunisienne et la république d'Argentine. Pour lutter et prévenir la criminalité sous toutes ses formes.

La chambre des députés a aussi examiné un projet de loi ratifiant une convention relative à l'extradition des criminels entre la république tunisienne et la république d'Argentine.

Convention qui est exclus les extraditions pour les crimes politiques de cette convention.

Vous me direz pourquoi l’argentine, sont-ils plus nombreux que les autres à commercer avec la Tunisie pour que la chambre des députés lui consacre deux projets de lois. Pourquoi pas des conventions aussi avec l’Australie, la Russie, le Japon, l’Indonésie, l’Afrique du sud... A ce rythme la chambre des députés tunisienne, pourrait consacrer une année entière à ce genre de contrat binationaux.

Cela pourrait sembler dérisoire comme lois, si l’on ne fait pas le lien avec le fait que notre président et sa famille disposent d’une villa en Argentine. Cette nouvelle sur le palace secret, ont été révélées au peuple tunisien via les chaînes de TV espagnole et italienne.

A suivre...

vendredi 27 avril 2007

Condoléance à une nation, hommage à Mokhtar Laâtiri

J’aurais tant aimé vous rencontrer...

jeudi 26 avril 2007

Quel est le rôle des associations ?

– L’Union nationale de la femme tunisienne (Unft)
– L’Union tunisienne des organisations de jeunesse (Utoj)
– L’Organisation tunisienne de l’éducation et de la famille (Otef)
– L’Association tunisienne d’aide à l’insertion des jeunes
– l’Association tunisienne de la communication (Atucom)
– L’Association tunisienne de l’internet et du multimédia
– l’Association tunisienne des services universels des télécommunications (Atusuf)
– L’Association du forum des éducateurs
– L’Association tunisienne des mères (ATM)

C’est dit dans La Presse, leur rôle est d’affirmer leur attachement au Président Zine El Abidine Ben Ali, guide du processus de la réforme et du développement de la Tunisie moderne et meilleur garant du présent et de l’avenir du pays, l’appelant à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2009.

Si vous avez l’occasion de créer une association culturelle en Tunisie, comme un ciné-club par exemple, vous comprendrez très vite quel est votre intérêt à une allégeance inconditionnelle au pouvoir. A défaut de quoi, l’existence de votre activité est simplement sabotée.

En ce qui me concerne, je pense au contraires, que Monsieur Ben Ali, les associations, comme les syndicats, comme La presse, comme le RCD sont coupables du sacrifice de notre présent et de notre avenir de part le couvercle qu’ils posent sur la libre expression démocratique dans notre pays, en permettant que le contre pouvoir, incontournable dans une vrai démocratie, n’existe que dans les médias des états pétroliers du moyen orient.

En abondonant leur rôle de contre pouvoirs, les médias, les syndicats et les associations commettent un crime contre la république, car ils amondonnent à d'autres, une partie de nos droits, afin de préserver des intérêts partisants et privés.

Le martèlement stérile de propos de propagandes médiocres dans La Presse, le martèlement de la soit disant protection d’un guide incontournable et protecteur Ben ALI, est contre productif et n’a pour seule conséquence que d’altérer le crédit de la république auprès le la nation.

mardi 24 avril 2007

Lorsque Le Temps du printemps arrive, que la Tunisie peut être belle.

Le poids de la critique s’accroit lorsque l’on sait reconnaître les bonnes choses lorsqu’elles se produisent.
Alors que La presse reste paralysée par une direction directement liée au parti politique au pouvoir, l’éveil et la prise de conscience des journalistes semblent s’esquisser dans le Journal "Le Temps". Où, non seulement l’on peut voir de temps en temps une forme d’éducation à la présence d’opposition, mais aussi on constate une forme d’éducation civique telle que « les insultes une autre forme de pollution ».

Donc chapeau bas.

jeudi 19 avril 2007

Sabotage ?

Alors que dans les discourts, on place des entreprises au cœur de l'intérêt de la nation, un certain nombre d’indices laissent penser qu'il n'en est rien. Non seulement, il y a en Tunisie des passes droits pour certains, mais aussi du sabotage à l’encontre de ce qui ne rentre pas dans les rangs.

Plusieurs indices nous laissent penser que l’absence d’Internet, dans nos bureaux depuis plus d’une semaine déjà, n’est pas la résultante d’un problème technique.

Ceux qui auraient recourt à ce genre de pratique n’ont pas le courage d’agir à visage découvert, car ils comprennent bien, qu’ils sont là loin de l’intérêt du peuple pour qui ils sont normalement engagés.

Et si le sabotage s’avère vrai, cela pourrait avoir des conséquences que je ne veux pas imaginer.

lundi 16 avril 2007

Les hommes d’affaires sont unanimes !!!

La presse titre que les hommes d’affaires sont unanimes, c’est une manière de dire en gros, si tu es contre, cause toujours, ou tu n’es rien pour donner ton avis...

Hors, je regrette, car il me semble que ma position est bien comprise de la majorité des gens que je rencontre. L’unanimité de façade, affichée pour intérêts non désintéressés, ne peut être considérée comme l’unanimité des hommes d’affaires tunisiens.

« La Presse — …Une unanimité prévaut, en effet, pour qualifier l’arsenal de nouvelles mesures comme étant clairvoyantes, … …Mme Hayet Laâouani, membre de la Chambre des Conseillers, présidente de la Fédération nationale des transports à l’UTICA : "Des décisions qui devancent les événements …"

Ils font même jusqu’à affirmer que les mesures sont en avance sur leur temps, c’est vraiment se voiler le visage, ou ignorer les enjeux…
Et si l’on pense que c’est la baisse de charges qui va permettre à elle seule de tenir devant la concurrence mondiale, ça me fait gentiment rire.
Car s’il est possible de gagner 5% à 10% sur le prix de nos exportations, en faisant baisser les charges, les disfonctionnements dans une entreprise peuvent faire accroitre le coût de notre production 50% à 300%.

Exemple, si mon entreprise n’a toujours pas Internet, plus d'ADSL (depuis 5 jours), c’est 10 jeunes ingénieurs qui sont sur le carreau. Ajouté à cela toute une série de disfonctionnement et vous obtenez une perte qui ne peut être résorbée avec des réductions de charges.

Alors le truc du genre : « …où l’entreprise tunisienne fait face, de plus en plus, aux défis de la conjoncture internationale, de l’ouverture des frontières et de la mondialisation. », c’est un copié collé du discourt patronal européen. Qui n'a plus de sens dans un pays où les charges sont insignifiantes.

D'ailleurs, les taxes et droits, sont d'autant plus insignifiants qu'une grandes partie de la populations active trouve le moyen de ne pas les payer. Comment voulez vous que les gens payent des droits et des taxes, s'ils lisent dans les journaux que le président inaugure le souk des voleurs et s'ils lisent, dans ces mêmes journaux, que les prix des écrans plasmas sont moins chères dans les souks de voleurs, que dans les supermarchés.

samedi 14 avril 2007

La journée de l’entreprise

Certains ont la journée de la secrétaire, nous on a la journée de l’entreprise.
Je ne pouvais pas passer à coté du discourt du président de la république, en cette journée de l’entreprise. D’autant que l’on indique dans l’article de La presse que Le président de l’UTICA : appel réitéré au Président Ben Ali à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2009.

Et même si je suis trop charrette pour faire un roman, je m’engage dans une tentative de critique constructive.

« Garantir un environnement économique sain pour une entreprise moderne, innovante et compétitive …» Ainsi peut-on résumer le discourt du président de la république.

On notera un certain nombre de mesures positives et des initiatives qui vont vers le bon sens. Toutefois, ça permet d’attendre sans être à la hauteur des enjeux.

Lorsque par exemple, on dit que l’on veut interdire à des anciens fonctionnaires de concourir à des marchés publics pendant 5 ans. On ignore que la majorité des gens, qui ont recourt à distorsions de concurrences, restent plutôt dans ces administrations, pour garder leur influence. C’est au travers de leurs proches, qu’ils s’enrichissent : leurs enfants, leurs femmes, les beaux frères, leurs belles sœurs…

Des exemples en Afrique, il y en a, monsieur Wad a un fils, monsieur Ben Ali a des beaux frères…

Ce qui est fait contre ceux qui ont quitté l’administration est bien, pourquoi ne fait on rien contre ceux qui sont encore dans l’administration ? a-t-on peut d’une contestation interne ?

Pour ce qui est des mesures d’incitations économiques, ça reste très académique, très universitaire, la Tunisie montre bien là, que dans ce domaine, elle ne manque pas d’économistes compétents. Par contre, les mesures qui permettraient de régler les 80% des problèmes, elles ne sont pas là...

C’est plutôt anecdotique, mais notre entreprise, qui est totalement exportatrice sur dans un secteur à forte valeur ajouté, se trouve sans internet depuis deux jours..., alors que le président en personne, dit que ses entreprises font l’objet de toute son attention.

Entre Tunisie télécom et Globalnet personne ne sais vous dire quant la connexion peut revenir. Personne ne vous prévient et personne n’est organisé pour vous régler votre problème.

C’est une anecdote, mais elle illustre bien le déphasage en un pouvoir technocratique à la pointe de la stratégie économique et une population active, blasée, déprimée et en partie frustrée par leurs problèmes quotidiens.

C’est un gros nuage qui mine totalement l’espérance et la dynamique de toute énergie en mouvement dans cette espace, qu’est le monde du travail tunisien.

Pourtant les solutions existent et le « potentiel énergétique » des jeunes diplômés existe, il n’a juste besoin que d’un choc psychologique pour être réveillé.

Le choc, c’est la démonstration que l’on marche tous dans le même sens pour sortir de l’obscurité. Cette démonstration ne viendra que par le démantèlement de fortunes amassées illégalement par les plus gros escots du pays, qui sont connus de tous et qui vivent sans inquiétudes car un grand nombre mange dans leur assiette.

C’est sans doute la seule manière de réveiller le monde du travail, en démontrant concrètement que la seule route pour réussir c’est le travail et le talant et non pas la fourberie et l’escroquerie.

mercredi 11 avril 2007

Simplement misogyne

Le journal Le Quotidien A une rubrique faits divers pas si diversifiée que ça. A défaut de fournir des acquêtes journalistiques fouillées et attractive aux lecteurs, le journal Le Quotidien compense sa rubrique faits-divers, en brodant grossièrement autour d’un fait emprunté au registre des condamnations judiciaires.
Sans lire régulièrement ce journal, j’ai remarqué qu’à chaque fois il était question au moins d’une femme.
Dans ces rubriques, la femme est soit violée, frappée, tuée voir même défigurée, mais parfois elle est coupable de meurtres, de tremperie, d’adulaires, d’escroquerie financière ou complice par lien sentimental...
En résumé, on peut conclure, sans prendre trop de risque, que le lecteur du Quotidien se passionne pour les histoires où les femmes font des entourloupes aux hommes et les histoires où les hommes dégomment les femmes. Si on va plus loin on pourrait avancer des conclusions pas très catholiques sur l’état d’esprit des journalistes hommes du Quotidien.
Si on plus, de temps en temps on trouve des articles du genre :
« Sexualité : Les comportements à risque gagnent du terrain...
Maladies sexuellement transmissibles, grossesses non-désirées, avortements pratiqués dans des conditions dangereuses, invalidité maternelle, mortalité infantile, mères célibataires…Les dégâts des comportements sexuels à risque prennent souvent les allures de drames. Pourtant, la société continue à se voiler la face. »
On finit par se dire qu’il vaut mieux lire le journal de religieux dont la morale est posée sur une philosophie claire, que de lire des journaux populistes, dont la morale est basée sur des frustrations incontrôlables, passagères et opportunes.
Le « Changement » nous demande d’être fiers de l’avancée des femmes en Tunisie, gagnée à une autre époque dans les textes.
Or, en regardant autour de nous, on constate que rien n’est fait pour concrétiser ces avancés dans les esprits :
-Les associations féministes n’ont plus, pour rôle, que de s’assurer que le parti est bien dans tous les foyers.
-les journaux achit contrôlés, qui ne peuvent rien écrire sur l’actualité intérieurs, sont autorisés à se permettre les dérives les plus sexistes et les plus puritaines.

dimanche 8 avril 2007

L'illusion

Lorsque j'ai lu la tribune de la presse aujourd'hui, je n'y croyais pas à mes yeux, ça y ai la Tunisie s'est réveillée :
- on parle des rendez-vous manqués,
- de grèves contestés, de résultats à 8,9% (et non plus 99%),
- de preuve de civisme, de sagesse,
d’une part, et
- d’une manière «stalinienne»,
- d'organisation qui se veut exclusive,
- et bon vouloir politicard et stérile de certains responsables,
d’autre part.

Je me suis dit ça y est, ourahhh, je ne serais plus jamais censuré, la critique en tunisie contre les institutions ringardes, ça existe, et c'est dans La presse, donc autorisée par les censeurs.


Après quelques secondes de fontasmes, je me reprend en me souvenant, qu'en Tunisie, la chasse aux crapules, n'est ouverte qu'à l'encontre de ceux qui ne soutiennent pas le pouvoir.

Si vous vous soumettez à César, vous pouvez faire ce que bon vous plaira, vous êtes couvert par le pouce de l'empereur. Plus vous vous compromettez, plus vous serez protégés, jusqu'au jour où César baissera le pouce et vous retrouverez comme les autres jettés aux lions, dans les arénes de La presse.

vendredi 6 avril 2007

Conférence périodique des secrétaires générales adjointes du RCD

Lapresse (samedi 24) : Appel à Ben Ali à se présenter à l’élection présidentielle de 2009

Pour bien comprendre l’intérêt qui suit, l'intérêt de ces appels répétés à la candidature de dans deux ans, je me permet de rappeller, juste avant de lire l’article et à juste titre, que les secrétaires généraux adjoints doivent leur poste à leur président du RCD.

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier de nous deux qui dira non aura une branlette…

« M. Hédi M'henni, secrétaire général du Rassemblement Constitutionnel Démocratique, a présidé hier matin au Kef, la conférence périodique des secrétaires générales adjointes des Comités de coordination du RCD, organisée sur le thème : "La femme constitutionnelle démocrate, enjeux de l'étape, le rôle et la responsabilité". …des choix civilisationnels avant-gardistes du Président Zine El Abidine Ben Ali. …Les participantes ont exprimé dans leurs interventions leur attachement au Président Zine El Abidine Ben Ali en tant que choix unique du présent et de l’avenir et appelé le Chef de l’Etat à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2009.

Si nous n’avons que Ben Ali comme choix unique pour sauver la Tunisie, alors on est mal barré.

Mais comme il faut avoir confiance, je ne crois pas au choix unique car ce pays ne manque pas de gens compétents. Et je n'y crois d'autant pas au choix unique, que pour moi, c'est donner plus de choix à une nouvelle génération, qui sauvera la Tunisie. Cette génération qui refuse de laisser insulter son intelligence par une propagande moyenâgeuse et digne de celle du parti des soviets des années 50,

Et comme l’article parle aussi de la fierté légitime que les Tunisiens doivent avoir concernant les avancées des droits de la femme Tunisien. J’abonde de ce sens et j’ajouterais qu’à l’inverse les Tunisiens doivent avoir honte du retard qu’ils ont pris dans leur droit à s’exprimer librement et dans leur droit à participer à la vie publique de leur pays.

Rendre à César ce qui est à César en ce jour de fête.

Concernant le forum de la pensée politique du RCD, j’ai trouvé un article dans Lapresse du samedi 17 mars. Celui-ci est mieux construit et plus difficilement attaquable.

Toutefois, l’auteur conclue dans son article par «…le deuxième portant sur la nouvelle dynamique que la Tunisie a vécue à partir du Changement du 7 novembre 1987 ». Comme pour dire que grâce au changement de Ben Ali, la Tunisie va mieux.

Personnellement, je ne peux pas contester que la Tunisie a fait des choix judicieux, il est clair que dans la majorité des arbitrages, la Tunisie a fait des choix éclairés. Toutefois je conteste que cela soit le fait d’un homme. C’est toute une génération qui est arrivée à maturité dans les années 80 au moment où l’ancienne lui a passé le relai. Et si la Tunisie a pris une direction plutôt qu’une autre c’est bien parce qu’elle s’est donnée les moyens d’avoir une génération capable d’avoir le discernement suffisant pour y arriver. S’il y a une gloire, elle ne peut être usurpée par un seul homme, si gloire il y a, elle doit être partagée avec ceux qui ont su préserver les chances de cette génération.

La Tunisie est un pays qui fonctionne, puisque l’on a des infirmiers, des électriciens, des plombiers, qui parcourent les coins les plus reculés du pays pour soigner, équiper les plus démunies d’entre nous. Et cela il le doit essentiellement aux pionniers de l’indépendance qui avaient plus la foi en leurs idées qu’en leur bizness.

Quant à aujourd’hui, lorsque l’on arrive en Tunisie, on ne peut qu’être abasourdit par les confusions entre les biens publics et les biens privés.

Ainsi, sur les trois entreprises qui ont eu une concession d’internet, l’une est à la fille du président, l’autre est à une proche d’un ministère de la communication. La privatisation du fret de Tunis air « Karthago » c’est un proche du président. La concession du parking du free de l’aéroport de Tunis, c’est le proche du président. Le concessionnaire Wifi à l’aéroport c’est Planet à madame la fille du président. Ceci c’est sans sortir de l’aéroport.

Lorsqu’une lorsque la grande Mariah Carey en Tunisie, ce sont des proches du président qui organisent. Et encore dernièrement lorsque le 3e session ordinaire de l’Assemblée parlementaire euroméditerranéenne est organisée à Tunis, c’est dans les hôtels Karthago à un proche du président

... Bref la liste est trop longue.

Personne, je dis bien personne, ne se pose la question, et personne ne cherche à se poser la question d’ailleurs, si les choix d’attributions des concessions sont fait avec équité.

Sans parler de tous les scandales confirmés par de nombreux journaux qui ont pignon sur rue en Europe : trafique de cigarettes ; free débarqué sans taxes ; bateau étrangement retrouvé en Tunisie…

Il y a trop de choses mystérieuses qui se déroulent dans l’entourage du président sans qu’il y ait la moindre enquête parlementaire indépendante pour rassurer les Tunisiens que leur pays ne peut pas être déstabilisé par des affaires douteuses.

Comme il est démontré plus haut que l’on ne peut pas attribuer toutes les réussites de la Tunisie à Ben Ali,
et comme les échecs, les disfonctionnements et les histoires, qui tournent autour le l’entourage de la présidence, constituent un recul incontestable,

j’affirme qu’en l’état actuel, sans plus d’éclaircissements sur toutes les affaires, le choix de Ben Ali pour 2009 n’est non seulement pas judicieux, mais aussi contraire aux intérêts de la nation.

La compagne 2009 a été ouverte dans La presse et dans la rue, je m’engage à y participer activement et faire de sorte qu’elle soit totalement libre et l’enjeu sera, la lutte contre les conflits d’intérêts.

Le Forum de la pensée politique du R.C.D

…, intitulé «La Tunisie et le Monde: une nouvelle histoire se construit 1954-2006».

Après avoir lu l’article du Renouveau du 16 mars, je me demande si la coquille du Destour ne s’est pas vidée de ses libres penseurs ?

Débat du forum été basé sur son oeuvre, monsieur Hédi Mhenni prévient qu’il a écrit « avec (son) penchants et (son) immense amour pour la patrie, plutôt qu’avec la raison abstraite de l’historien. ». Vous êtes d’entrée de jeu prévenu : en Tunisie la raison devient abstraite. Plus loin on lira que le président du pays "a redéfinit le concept des droits de l’homme" et qu’il a "réinventé la démocratie"…

Monsieur Hédi Mhenni justifie le droit de révolte contre la colonisation, par le « refus de l’humiliation et de l’exploitation … car le combat du peuple tunisien était un combat pour le recouvrement de sa dignité. ». Il explique aussi que la Tunisie s’est égarée dans les années 80 « le pays est entré dans une mouvance dangereuse à l’issue incertaine». C’est là que vient Ben Ali et le Changement et restaure « la sécurité, la confiance et la sérénité.. »

Et enfin, pour finir l’article on dit que M. Omrane a expliqué, que le 7 Novembre 1987, est l’initiateur d’un souffle de renouveau social et culturel qui agit sur la base des constantes:

- la paix et la sécurité,

- le dialogue, l’ouverture,

- la foi en l’homme.

Je ne vois personnellement pas comment on peut parler de dialogue, lorsqu’il n’y pas de possibilité à la contradiction au débit. Comment peut-on avoir foi en l’homme si on ne le laisse pas s’exprimer librement et qu’on l’harcèle avec une actualité monocorde et vidé de tous sens.

Je ne vois pas non plus, pourquoi la lutte pour la dignité est légitime dans le passé et qu’elle ne serait plus légitime aujourd’hui. C’est lutter pour sa dignité que de :

- Refuser la compagne permanente partisane harcelante.

- Refuser de se faire censurer.

- Refuser l’arbitraire.

Je ne vois pas comment « La vision du Président Ben Ali … se projette sur l’avenir » si la seule chose qui importe c’est le refus du changement, même si le mot changement a été vidé de son sens.

Enfin, ces messieurs du RCD ne nous expliquent pas pourquoi la Tunisie se serait égarée, alors qu’elle était guidée par le commandeur suprême « publiquement adulé » par les mêmes journaux, par le même parti unique qu’aujourd’hui et contesté en privé. Et ils n’expliquent pas non plus pourquoi aujourd’hui on en route vers la lumière grasse à un général suprême « publiquement adulé » par les mêmes journaux, par le même parti unique et contesté en privé !

Lorsque je reçois les jeunes qui viennent postuler pour un emploi, je me fais une sorte de carte postale de la jeunesse d’aujourd’hui ses points forts et ses points faibles et leurs spécificités. L’une des spécificités négatives qui caractérise les jeunes tunisiens, c’est que la Tunisie doit être encore l’un des derniers pays au monde où l’on peut voir sur un CV, de ceux qui veulent bien se faire voir, un truc du genre «responsable du l’organisation du R.C.D. de son école…».

C’est sans doute l’une des raisons qui explique pourquoi, petit à petit le parti des démocrates et des progressistes s’est vidé de ses libres penseurs remplacés par les opportunistes.

Grand hommage aux journalistes Tunisiens

En Tunisie, il y a Quatre grands journaux francophones indépendants et modernes.
Si l’on passe en revu, les deux titres à la une, on peut lire :

Premier titre :
Le Quotidien :
Actus nationales Intérêt présidentiel pour la Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions
Le Temps : Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions - Diffuser les valeurs de dialogue, de tolérance et d'entente
La presse :Le Chef de l’Etat reçoit M. Mohamed Hassine Fantar, titulaire de la Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions - Chaire Ben Ali : mieux diffuser les valeurs de dialogue, de tolérance et d’entente
Le renouveau : Le chef de l’état s’intéresse à l’activité de la chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions – Diffuser les valeurs de dialogue, de tolérance et d’entente.

Deuxième titre :
Le Quotidien : Actus nationales Mme Leila Ben Ali : Détermination de l’Association «Basma» à poursuivre ses efforts au service des handicapés
Le Temps : L'épouse du Chef de l'Etat donne le coup d'envoi du programme national de distribution de chaises roulantes aux handicapés
La presse : Mme Leïla Ben Ali donne le coup d’envoi du programme national «Une chaise roulante pour chaque citoyen handicapé» Promouvoir l’intégration économique et sociale pour tous.
Le renouveau : L’épouse du chef de l’état donne le coup d’envoi du programme national «une chaise roulante pour chaque citoyen handicapé »

Ça fait penser aux fabricants de lessives, plusieurs marques, pour vendre le même produit.

Je me demande comment, on peut faire avaler au reste du monde que l’on est pour le pluralisme, lorsque chaque jour est une occasion pour faire compagne au président Ben Ali, sur tous les journaux, gratuitement. Sans compter que le site internet de la compagne 2004 est encore disponible sur le net, les affiches de compagne 2004 sont encore dans les rues et enfin, que déjà, on songe à préparer les affiches de 2009.

Où est le pluralisme? si on laisse faire ce genre de communication, alors que l’on interdit aux tunisiens qui le veulent, de lire ceux qui ne pensent pas que le président Ben Ali est l’homme qu’il faut pour la Tunisie en 2009.

Sur cette terre d’Afrique, on cultive le courage (Frédéric MITTERRAND)

« J’ai aimé la Tunisie bien avant de la connaître. Enfant, j’étais fasciné par les campagnes d’Hannibal et par la résistance acharnée de Carthage à l’impérialisme romain. » « …Le vieux bey, qui semblait si affable, et sa cour rutilante m’apparaissaient aux actualités comme des personnages d’un conte de fées exotique, et mon père me parlait de Bourguiba et des patriotes avec toute l’estime qu’un homme de gauche portait aux militants de l’indépendance; je me souviens de sa tristesse lors de la chute de Pierre Mendès France et de ce qu’il m’avait expliqué : «Grâce à lui, tu vois, on s’est réconciliés avec les Tunisiens» « …Ensuite, quand mes frères ont commencé à parler de Claudia Cardinale … le raffinement sans le snobisme, la culture dans toutes ses composantes : la connaissance de l’Histoire, un Islam de l’amitié et de la tolérance, le respect fervent des arts populaires, les fixés sur verre, les jardins, les briks au thon, ... .... la Tunisie est un pays de paix, qui mérite largement qu’on ait foi en son avenir. Fréderic MITTERRAND Source : la revue pour l’Intelligence du monde n°7-mars-avril 2007, via la presse

Hannibal, le vieux Bey, Pierre Mendes France, Bourguiba, Claudia Cardinale…Encore un qui n’a rien compris au changement, pas un mot pour le Présent Ben Ali et son œuvre...

L’emploi, une priorité absolue dans le programme électoral présidentiel !!!

"CHARM EL CHEIKH (TAP) – … avec une délégation tripartite, conduite par M. Ali Chaouch, ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l'étranger, et composée des représentants de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) et de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT). …, M. Ali Chaouch a souligné la place privilégiée qu’occupe le dossier de l’emploi en Tunisie en tant qu’attribut fondamental de la dignité de l’homme et eu égard à ses incidences directes sur la sécurité, la stabilité et l’équilibre de la société. Il a relevé la priorité absolue dont bénéficie ce secteur vital dans le programme présidentiel "Pour la Tunisie de demain". Le ministre a ensuite passé en revue les réformes fondamentales introduites dans le domaine de l’emploi et sur le code du travail, ainsi que les programmes et mécanismes mis en place en vue de renforcer l’emploi des jeunes et des diplômés de l’enseignement supérieur en particulier… » La presse.

Bon et bien voila, l’emploi des cadres est une priorité de la nation. Êtes-vous disposés à payer le prix ?

Si je suis revenu sur la Tunisie, c’est justement pour créer du travail pour les cadres (14 postes en 12 mois). Mon but est non seulement de créer de l’emploie, mais de créer des structures viables, qui tiennent dans le temps et capables de se mesurer à leurs consœurs étrangères. Des structures suffisamment attractives pour attirer vers elles les meilleurs, y compris la porte sur l’Europe ouverte.

Seulement pour tenir le cap et y arriver, il faut donner envie aux meilleurs de rester en Tunisie, voir même de revenir. L’une des raisons qui font que l’attractivité de ses structures en Tunisie soit fortement altérée, c’est l’impression de l’arbitraire et d’injustice.

Mon objectif et souhait est de faire tomber ce sentiment. J’y arrive plus ou moins dans l’entreprise, je souhaite y arriver aussi à l’extérieur de l’entreprise; d'où ce blog.

Ce qui veut dire en résumé que pour y arriver, je dois moi-même démontrer qu’il peut exister un cadre de vie, où le harcèlement partisan n’existe pas, à défaut de quoi, l’impact sur le moral des jeunes qui me voient agir et qui souhaiteraient entreprendre dans leur pays d’origine, serait une catastrophe nationale.

Si réellement l’emploie des jeunes cadres étaient aussi sincèrement la priorité du pouvoir, la lutte contre l’arbitraire et la désinformation devrait l’être en préalable.
Et aujourd’hui le pouvoir se doit de choisir entre :
- le statuquo actuel, au risque de ne créer que des emploies de secondes zones pour les cadres.
- la jeunesse, au risque de se retrouver déstabilisé par tous ceux qui n’ont d’intérêt dans la structure de l’état, que leurs intérêts personnels.

Ce que je pense de la censure,

Il y a des cas ou je soutiens personnellement la censure, je trouve que par exemple, les sites à caractère pornographiques et fichistes doivent être légitimement censurés. Il en est de même pour les sites qui veulent abuser de la naïveté des gens en cherchant à leur extorquer quelques fonts.
De même que je crois aussi que la nation est libre de censurer ce qu’il juge être bien dans son propre pays. Nul autre pays ne peut imposer à un pays tiers la limite de ce qui est bon à censurer.
Seule la nation elle-même peut juger du bien fondé de ses propres arbitrages. C’est ce qu’on peut appeler l’indépendance nationale.
Toutefois, faut-il au moins que la nation dispose d’une structure, d’un canal qui lui permet d’exprimer ses points de vu sur ce qui est bon ou pas pour elle. Cela ne peut pas être le privilège d’une minorité d’arbitrer pour tous.
C’est à cela que la nation doit rester attentive, le canal qui lui permet d’exprimer ses choix et sa souveraineté est-il opérationnel?
Aujourd’hui, en Tunisie, les vecteurs qui lient la nation à sa représentation, ce sont les syndicats, les associations et les ordres professionnels.
Hors ces organisations ne subissent aucune pression du suffrage libre du peuple. Elles ne sont soumises qu’à la bien vaillance le supérieur hiérarchique suprême. Elles ne peuvent donc pas revendiquer quelconque légitimité pour s’exprimer au nom de ceux à qui elles ne doivent rien, devant celui à qui elles doivent tous, même leur propre existence.
C’est donc fort de ce constat que moi, membre de ce peuple, mais aussi acteur de la vie économique du pays, je me donne le droit de m’exprimer librement sur les arbitrages que je souhaite pour ma nation.
Ceux qui se sont permis de me censurer ont fait une grave erreur, car je n’ai pas l’intention de me laisser, ni harceler psychologiquement par des médiats dramatiquement stériles et totalement verrouillés par des intérêts non identifiés, ni censuré sans rien Entreprendre.

Le Grand mensonge

Voila que la présidente de Unft se met à mentir au président :
« (1) présidente de l’UNFT réaffirme la fidélité de la femme tunisienne au Président Ben Ali, son candidat à l’élection présidentielle de 2009, (2) exhortant le Chef de l’Etat à répondre favorablement à son appel en se présentant à cette élection. » (Lapresse)

(1) - Je connais au minimum 3 femmes, qui ne veulent pas d’une Nème présidence de Ben Ali, dont l'affirmation de LA femme Tunisienne est fausse.

(2) - Si le président se doit d’entendre l’engouement du peuple pour se présenter et si le choix de la candidature doit encore être pensé et médité, Je dirais alors à monsieur le président : n’écouter pas ceux qui ne cherchent qu’à tirer profit de leurs courbettes.

Depuis un an que je viens régulièrement en Tunisie, je n’ai jamais rencontré un seul Tunisien qui soutient ouvertement votre candidature. Quels soient de la compagne, des villes, de la fonction publique, d’une entreprise d’état ou du privé, personne ne soutient votre candidature lors des débats qui se tiennent autour discussions que je peux avoir sur l’avenir politique de la Tunisie. Les seuls qui disent quelque chose, sont ceux qui disent on a pas le choix, on ne connait personne d'autre.

Pourtant monsieur le président, je ne fréquente ni des islamistes, ni des communistes, je suis un Socio-démocrate de la pire espèce, avec les défauts qui vont avec.

Encore une fois monsieur le président, votre véritable image au saint du peuple est vraiment désastreuse et l’on vous ment pour vous faire porter les exactions de ceux qui vous flattent. A commencer par vos plus proches.

Avant d’arriver à vous faire abuser autant que Bourguiba à la fin de sa vie, Si je peux vous conseiller, c'est de ne pas vous présenter et de préparer la Tunisie de demain à un avenir meilleur :
- Faire élire le premier ministre au suffrage universel. Le premier ministre choisi un gouvernement suivant sa majorité parlementaire.
- Le président garde certaines prérogatives et devient nommé par les élus de l’état.
- Renforcer le conseil constitutionnel.
- Mettre en place un code civil des professions assermentées.

Aujourd’hui les difficultés, qui font que la Tunisie ne passe pas le gap qui lui permettrait de rejoindre les pays développés, sont d’ordre socioculturels.
Pour arriver à ce que la nation intègre les valeurs qui feront d’elle une société prospère, il faudra lui ouvrir un espace de dialogue et de débats et une plus grande visibilité sur ses institutions, dont celles qui garantissent l'égalité des droits.

La Dictature est dans la rue.

Ben Ali ou personne d’autre ? Voila de nouvelles affiches, pour envahir les rues de Tunis. Alors que les affiches de l'élection passée ne sont toujours pas déposées, de nouvelles affiches viennent s’ajouter pour la compagne électorale qui aura lieu dans deux Ans (c’est pas drôle). A l’occasion des fêtes de fin mars, la Tunisie se couvre encore plus. Pour ceux qui arriveraient à ne plus remarquer les portraits géants, dans presque chaque rue et chaque monument public ou privés, on utilise des arguments plus que choquants.

Ben Ali ou personne !

Déjà que la seule actualité nationale n’est consacrée qu’aux louanges accordées à son excellence, voila maintenant que le choix des futures élections est fixé à 1 seul candidat.

Cette agression morale permanente, n’est pas seulement néfaste pour le bien être de ceux que l’on souhaite voir créatif et créateur de richesse, mais aussi, principalement une résultante d’une dictature de la rue.

En effet, ce qui alimente cette fuite en avant dans le ridicule et dans la démagogie, c’est plus une rivalité entre des personnes qui chargent à maximiser leur propre pouvoir en se montrant à la solde du prince, qu’une réelle politique de communication bien orchestrée. Car les effets médiatiques sur le terrains sont plutôt désastreux.

Dans la mesure ou la moindre fonction publique, qui permet d’avoir du pouvoir sur leurs compatriotes, est utilisée par un grand nombre au profit d’intérêts particuliers ou familial, sont nombreux ceux qui cherchent à placer un membre de leur famille, afin d’élargir leur propre pouvoir sur leurs concitoyens. Ceci est aussi bien vrai pour un cadre administratif, que pour un infirmier de compagne.

Ce qui induit une sorte de dictature imposée par le bas, qui engendre toute forme de micro- barrages dans les démarches des individus et des entreprises. Cela me fait penser au moyen âge, où des gens se postaient à chaque pont pour relever une taxation pirate.

Cette petite piraterie, comme les grosses (les différentes fonctions de conseils pour décrocher les marchés publics), sont à la fois dues à une pauvreté chronique du marché formel, mais aussi constituent une barrière qui interdit le développement du marché formel.

Si le pouvoir Tunisien était crédible, il aurait eu la légitimité pour s’attaquer à ce genre de dérive, qui appauvrit le pays, en mettant en place la politique qui feraient sortir de se cercle vicieux.

Alors que faire ? Comment résister ?

Ceux qui aiment leur pays peuvent résister en restant nobles, malgré l’ambiance exécrable qui résulte de ces pratiques nauséabondes.

Si vous êtes fonctionnaires, faites votre travail de votre mieux,
Si vous êtes dans le privé, soyez le plus indispensable,
Si vous êtes étudiants, soyez le meilleur...

Car l’équilibre entre les dictateurs et les démocrates n’est qu’une histoire de rapport de force. C’est ceux qui ont le plus de pouvoirs de marché, qui font basculer le pays dans un camps ou dans l’autre.

Alors à la question Ben Ali ou personne ? Je dirais que ce n’est pas forcement gagné d’avance pour les dictateurs de la rue, car la Tunisie se doit d’évoluer pour ne pas être distancée et pour ça elle se doit de composer avec les démocrates.

La Tunisie – un état laïc

Si la Tunisie n’est pas totalement laïque aujourd’hui, elle le doit à la volonté de Bourguiba, d’avoir la main sur tous les contre-pouvoirs que pouvait compter le pays.
Aussi bien les syndicats, que les autres institutions, dont les institutions religieuses, sont inféodés au parti Destour. Si, la Tunisie veut aujourd’hui s’affranchir de la contrainte du parti unique et se diriger vers le multipartisme, elle se doit de confirmer ses aspirations laïques, garantes des libertés individuelles et des libertés de penser, en achevant la séparation totale entre le religieux et le politique. A défaut de quoi, les religieux risquent de se retrouver un jour au pouvoir sans contre-pouvoir laïc. Ce qui pourrait s’avérer fatal pour notre constitution. Je pense sérieusement que les défenseurs de la laïcité peuvent trouver des alliers chez les plus conservateurs pour faire aboutir cette idée. Car ceux qui souhaitent la liberté de la pensée cultuelle affranchie du contrôle de l’état, sont sans-doutes aussi nombreux, que ceux qui souhaitent la liberté de pensée politique. En renforçant sa constitution pour préserver ses acquis et en améliorant ses outils juridiques pour mieux contrôler les sectarismes, la Tunisie pourrait donner une bouffée d’air de liberté de penser à la nation, qui permettrait d’accroitre considérablement son attractivité.

Pays de l’équilibre et de la juste mesure

Voila un sujet qui a fait l’objet de plusieurs articles, parfois même dans un même journal. Il a été aussi le seul sujet d’actualité national au journal télévisé samedi.

"Le Président Ben Ali ordonne l’octroi immédiat d’un logement à une famille sinistrée à Ksar Hellal Une noble action profondément humaniste et humanitaire • Impact des plus positifs sur les membres de la famille et les citoyens de Ksar Hellal Aussitôt informé de l'incident dramatique qui s'est produit hier matin à Ksar Hellal (gouvernorat de Monastir), causant la mort d'une mère de famille et l'effondrement de son logement, le Président Zine El Abidine Ben Ali a ordonné l'octroi immédiat, à cette famille sinistrée, d'un logement décent, équipé de toutes les commodités nécessaires. Cette noble action humanitaire du Chef de l’Etat a eu un impact des plus positifs sur les membres de la famille et tous les citoyens de Ksar Hellal. Les autorités régionales et les services spécialisés ont vite fait de concrétiser la décision présidentielle et d’exprimer leur compassion aux membres de la famille sinistrée. Selon les premiers éléments, l’explosion, qui est due à une fuite de gaz dans la cuisine, a causé la mort instantanée de la mère, ainsi que des blessures à un proche parent, présent sur les lieux. Les autres membres de la famille, quatre filles et trois garçons, sont sains et saufs."

Peut-on accepter qu’une explosion de gaz, puisse servir un jour la compagne électorale ?

Pourquoi faire valoir que la Tunisie est le pays de l’équilibre et de la mesure, si déjà l’information nationale fait dans la démesure. Quel est l'objet de genre de cette pratique, si ce n'est pas de chercher à forger l'image d'un futur président à vie. Ce n’est pas temps la personne de Ben Ali, ni sa volanté de rester président, ni la politique qu'il propose, ni même la nature du régime, qui est ici le réel enjeu, mais bien une grosse histoire de sous. En exemple, Il y a 20 ans, les Trabelsi appartenaient à la classe pauvre, maintenant ils sont l'une des familles les plus riches au pays, avec des participations substantielles dans les domaines du tourisme, de la vente au détail e de l'immobilier.

A ce prix là, ça vaut le coût de donner un logement à des sinistrés.

La Tunisie est non seulement un petit pays, mais aussi très peu développé économiquement.

Le tour de table des entrepreneurs est vite fait. Ceux que l’on voit le plus sont les nouveaux riches et leur rapport à l’argent est encore relativement ostentatoire et primitif.

Certains hommes d’affaires, notoirement connus pour leurs exactions, arrivent à vivre tranquillement car sont nombreux ceux qui mangent dans leur assiette. Et ceux qui n’y mangent pas, sont tellement mort de fin, qu’une moindre compensation ferait taire n’importe quelle complainte.

"Transparency International, une organisation non-gouvernementale basée à Berlin qui s'occupe de toutes les formes de corruption à travers le monde, indique qu'elle n'a pas de bureau en Tunisie. Raison: pratiquement aucune activité indépendante du gouvernement n'est possible."

Le seul espoir de sortir de cette spirale qui tire l’économie tunisienne vers le bas, ça serait l’arrivé d’investisseurs incorruptibles et déterminés. Vous qui seriez tenté de censurer cet article, je me permettrais juste de vous rappeler l’article 7 de notre constitution (ci-dessous), qui vous intime l’ordre de protéger le progrès économique et social de votre nation, y compris même si vous devez vous lever contre les beaux frères du président.

Attachement à la candidature de Ben Ali à la présidentielle de 2009 :

En ce moment, de nombreuses personnalités s’expriment librement, dans la presse tunisienne pour appeler à la candidature du président Ben Ali en 2009. Toute aussi librement, dans un climat constructif, je souhaite affirmer à mon tour mon souhait. Je ne souhaite pas que le président Ben Ali soit de nouveau candidat en 2009. Mes raisons sont les suivantes :
1 La Tunisie a besoin de donner un signal fort au reste du monde. Et le changement à la Tête de l’Etat est sans doute le plus significatif, pour un pays qui n’a eu que 2 présidents en plus de 50 ans.
2 La Tunisie a besoin de donner un signal fort à l’intérieur du pays, afin de montrer aux agents économiques, que les postes de la fonction publique ne sont pas délivrés à vie, mais ouverts à toutes les énergies constructives du pays.
3 Parce que je pense, que dans le cadre des reformes de son économie, la Tunisie doit officialiser la séparation des pouvoirs publics et privés. Ainsi, les agents qui constituent la colonne vertébrale du marché privé Tunisien doivent avoir un lien contrôlé et transparent avec les marchés publics.
4 L’idéal de la république et de sa constitution doit être portée par une nouvelle générations de cadres, afin de donner un second souffle à l’esprit républicain.
5 Parce ce que le futur de la Tunisie doit être préparée par des jeunes cadres, qui doivent se former au plus vite.
6 Parce que je ne veux pas revivre, dans quelques années, la même période que 82 à 87. Avec ses incertitudes et ses turpitudes.
7 Parce que le changement est l’argument politique du président Ben Ali, depuis 19 ans.

Premier message

Charte du Blog : http://www.tunisieinfo.com/references/constitution/const_chap1.html
Particulierement les articles N°5, 6, 7, 8, 15, 16.Bon, c'est une entrée en matière comme une autre.