mercredi 1 octobre 2008

Le balancier

Tous les groupes financiers du monde bien structurés ont des placements diversifiés :
1/3 dans les devises et empreints d’états ;
1/3 dans des actions et empreints d’entreprises ;
1/3 dans l’immobilier.

Ce qui permet, lorsque le deuxième s’écroule, d’utiliser l’argent du troisième pour racheter à bon compte les actifs dépréciés, pour qu’à terme, le financier retrouve son capital. C’est ce qui s’est passé en 1991, mais à une plus petite échelle qu’aujourd’hui.

Lorsque les fianciers vendent, ils créent une suroffre sur le marché de l’immobilier et les prix tiennent tant que les particuliers ne s’affolent pas. Une fois que les particuliers s’affolent, les prix de l’immobilier plongent et à ce moment là les financiers rachètent les actifs immobiliers dévalorisés et retrouvent alors leur potentiel d’époque.

Ce qui permet de faire financer indirectement la crise par les particuliers, qui payent toujours à la fin, soit par dépréciation de leur bien qu’ils vendent à perte lorsqu’ils sont coincés, soit par des surloyers résultant de la spéculation immobilière, soit dévalorisation de leurs actions lorsqu’ils boursicotent, soit enfin par la fiscalité lorsque leurs états sont obligés de payer des dettes ou des récupérations d’entreprises.

C’est la loi du plus fort.

Tous ça pour dire que dans trois mois, les fonds d’investissement du golf auront d’autres emplettes à faire et que leurs projets mégalomanes immobiliers seront vite oubliés, car après la crise boursière viendra la crise de l’immobilier, qui sera provoqués par deux actions :
- D’une part par le besoin de liquidité des financiers pour acheter les actifs dévalorisés,
- D’autre part par la baisse de liquidité disponible pour le financement des investissements des industriels.

Donc, je ne serais pas surpris que le projet du lac sud ou porte du club med prenne suffisamment de retard pour passer le cap de ces « incertitudes » sur les placements immobiliers.

D’autre part, vu comment le projet avance, il n’y aura rien de fait avant concrètement avant 2014. Ce qui laisse le Temps à Ben ali de briguer sans doute un dernier mandat.

Même si, ceux qui sont sensés représenter les intérêts de la collectivité Tunisienne savent déjà que le projet ne va pas respecter cahier des charges escompté (comme le délai de réalisation prévu), ils n’ont aucun intérêt le dénoncer, dans la mesure où :
1/ ça permet un grand nombre de graissage de patte,
2/ ça fait vivre l’espoir.

3 commentaires:

Profilo a dit…

le problème aujourd'hui est un problème de liquidité. les banques ne veulent plus se prêter les uns aux autres et donc ils ne peuvent plus se refinancer sur le marché. C'est pour ça qu'on voit ces faillites en cascade même si on est diversifié comme tu le dis

Anonyme a dit…

"Ce blog a pour objectif ambitieux de contribuer à l’émergence d’un espace de vie attractif en Tunisie et contribuer à rehausser l’attractabilité de la Tunisie" dixit l'auteur !

le texte n'est pas très attractif

Tun-68 a dit…

c'est sans doute pas une carte postale, ceci dit c'est en ouvrant les yeux sur nos défauts que l'on arrivera à mettre en valeur nos qualités.